Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Parents, soignants et travailleurs de l’éducation : pour l’inclusion, c’est nous la solution ! En grève le 3 juin avec l’École Cézanne !

Face aux carences criantes de l’institution en matière d’inclusion scolaire, un constat s’impose : ce sont les travailleurs de terrain — enseignants, AESH, soignants, éducateurs — qui sont les mieux placés pour identifier les besoins réels des élèves à besoins particuliers. Parce qu’ils les accompagnent au quotidien, ils connaissent leurs fragilités, leurs forces, et peuvent déterminer ce qu’il faut mettre en place pour les faire progresser, à la fois sur le plan scolaire, humain et psychologique.

Mais aujourd’hui, leur expertise est trop souvent ignorée ou entravée par une hiérarchie déconnectée, soumise à des logiques purement comptables. Les décisions sont longues à venir, mal adaptées, parfois même contraires à l’intérêt de l’élève. À rebours de cette gestion bureaucratique, nous affirmons que le conseil des maîtres — en lien avec les professionnels de santé et les familles — doit être souverain sur la question de l’inclusion. Car ce collectif de travailleurs est le seul à pouvoir bâtir des réponses pédagogiques ajustées, ancrées dans la réalité de l’enfant et du groupe-classe.

Cette souveraineté éducative est d’autant plus nécessaire que les structures spécialisées, notamment les Instituts Médico-Éducatifs (IME), sont en crise. Par manque de moyens, les jeunes y sont parfois laissés sans prise en charge pendant des semaines. Le personnel, débordé, fait ce qu’il peut, mais il ne peut pas tout. Or, certains enfants pourraient bénéficier d’un accueil en classe ordinaire à temps partiel, dans le cadre d’un parcours mixte. Ce droit à la scolarisation en milieu ordinaire ne doit pas être réservé aux mieux entourés ou aux mieux portants : il doit être garanti à tous.

Car l’exclusion scolaire des enfants en situation de handicap ou de troubles cognitifs n’est pas anodine. Elle produit un sentiment d’abandon chez l’enfant, elle aggrave souvent ses difficultés psychologiques, elle l’éloigne durablement de l’école. Et à l’inverse, les enfants dits “ordinaires” sont privés d’une expérience essentielle : celle de la diversité humaine, du vivre ensemble, de l’adaptation à l’autre. Refuser l’inclusion, c’est priver toute une génération de cette richesse.

Nous, personnels de l’éducation, soignants, parents, disons qu’il est temps de rompre avec une gestion déshumanisée et inefficace de l’inclusion. Ce sont les collectifs de travail, les professionnels et les usagers qui doivent décider. C’est sur nous que repose l’espoir d’une école réellement inclusive, et pour cela, il nous faut les moyens d’agir.

C’est dans ce sens que s’inscrit la grève de l’école Cézanne à Pontoise, des travailleurs de l’éducation, des parents, des soignants… qui se sont regroupés pour défendre l’éducation réellement inclusive qui met au centre le bonheur de l’enfant et un optimisme éducatif.
Alors soutenons les, le mardi 3 juin rejoignons leur grève pour faire plier la DSDEN et imposer un vrai projet éducatif.

À retrouver également

Le communiqué de presse de la CGT Educ’action 95

Les initiatives dans le cadre de la grève du 3 juin