Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Contrôles policiers devant les collèges et les lycées, la fausse solution de la répression au lieu de moyens pour la prévention et l’éducation !

Communiqué intersyndical CGT Educ’action, SUD Education et SNFOLC du Val-d’Oise

Dans le Val d’Oise, la préfecture n’a pas attendu l’annonce de la première ministre pour intervenir devant les collèges et les lycées. Depuis décembre, nous avons recensé une dizaine de contrôles, durant lesquels certain•es élèves ont même été photographié•es, et dont l’image a été diffusée par les autorités sur les réseaux sociaux.

Ne nous y trompons pas, ces opérations de fouilles ne résolvent en rien les problématiques de violences. En revanche, elles ne font que renforcer la violence raciste vécue par les élèves qui subissent les contrôles au faciès et instaure un climat d’intimidation et de suspicion envers tous nos élèves, comme si être jeune était potentiellement un facteur de délinquance. Nous nous inquiétons également que la présence de la police autour de nos établissements facilite les interpellations en classe. Plus largement, nous trouvons problématique que ces opérations soient le résultat d’annonces médiatiques qui ont pour but de stigmatiser encore plus nos élèves aux yeux de la société.

Nous ne nions pas les réels faits de violence dont nos élèves sont les premières victimes. Mais quand les secteurs de la prévention spécialisée et de la protection de l’enfance sont sous-financés, les éducateurs et éducatrices spécialisé•es sous payé•es, la réponse ne peut pas être la répression. Nous savons que la solution est dans la prévention et l’éducation. Or le gouvernement Macron-Bayrou annonce une baisse supplémentaire du budget de l’Éducation Nationale de – 95 millions et de -500 millions pour l’Enseignement supérieur et de la recherche pour la rentrée 2026.

La lutte contre la violence sociale du mal logement et de la précarité, elle, ne mobilise pas autant de moyens que la répression policière. Nous questionnons le cadrage médiatique et institutionnel qui pousse à financer toujours plus cette dernière, tout en sabrant les budgets dédiés à l’action sociale et à l’éducation. Nous ne sommes pas dupes et nous dénonçons ce choix de la répression en place et lieu de moyens pour la prévention et l’éducation.