La CGT Educ’action 95 a défendu plusieurs dizaines de recours à propos du mouvement interdépartemental.
Les collègues ont eu raison de faire ces recours pour raison médicale, pour accompagner un enfant en situation de handicap ou pour rapprochement de conjoint …
Les recours ont tous été refusé par la DSDEN qui a justifié qu’elle n’avait pas la main sur les opération du mouvement inter.
Cependant, la CGT Educ’action 95 a rappelé le deux poids, deux mesures de la DSDEN. Lorsque, l’agent·e dispose pour lui ou son enfant d’une notification MDPH, il peut obtenir une bonification exceptionnelle pour le mouvement intra mais lorsqu’il s’agit d’une bonification exceptionnelle pour le mouvement inter, ce n’est pas possible.
La DSDEN, avec le médecin des personnels, a pourtant la main pour attribuer les 800 points lorsque les collègues disposent d’une RQTH ou des justificatifs attestant que la mutation sollicitée améliorera les conditions de vie de la personne handicapée.
Ces refus traduisent un mépris inacceptable pour les besoins et les situations individuelles des collègues. Sans prise en compte des motifs avancés par les demandeur·euses, ils auront des conséquences désastreuses :
- Une détérioration des conditions de travail des personnels concernés, qui devront assumer une charge de travail accrue sans possibilité d’adaptation,
- Une augmentation des risques de burn-out, d’épuisement professionnel et de perte de sens au travail, mettant en péril la santé des enseignant·e·s,
- Une remise en cause de l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle, affectant particulièrement les collègues ayant des contraintes familiales ou personnelles spécifiques,
- Un impact négatif sur l’attractivité du métier d’enseignant·e, au moment où l’Éducation nationale peine déjà à recruter et à stabiliser ses personnels.
La CGT Educ’action 95 revendique le droit à la mutation des collègues lorsqu’elle se justifie.

