La CGT et les organisations syndicales (Snuipp, SE-Unsa et Snudi-Fo) ont été reçues à la direction académique ce mardi 11 mars 2025 à la DSDEN dans le cadre de l’observatoire du remplacement.
Bonne nouvelle, Andjaro c’est fini ! Le recours à cette plate forme, développée par une start up privée, avait pour objectif d’appliquer le mode de gestion des entreprises au service public et d’externaliser le développement des outils. Il s’agissait d’un logiciel de management pour « optimiser » les remplaçant·es disponibles. L’objectif était surtout de supprimer des emplois administratifs, dont les conséquences en gestion humaine se ressent à la DSDEN 95, plutôt que de recruter des personnels. Bon débarras !
Un nouvel outil basé sur Aria remplacera Andjaro à la rentrée. Nous avons hâte de voir son « efficacité ».
Un sondage bi-hebdomadaire sera envoyé aux circonscriptions pour connaître les besoins en remplacement. Si des BD seront encore gérés en circonscription, la DSDEN garde la priorité en terme de gestion. Certains territoires ont besoin de plus de remplacement comme le Vexin car il y a de très petites écoles.
Le DASEN ne sait pas si les 9 jours de formation statutaires REP+ seront rétablies.
Les enseignant·e·s brigades devraient pouvoir effectuer des préférences sur les types de remplacement : formation, ASH, REP+, longs (gestion DSDEN) et courts (gestion circonscription).
Les contractuel·le·s lorsqu’iels sont recruté·e·s en cours d’année sont géré·e·s en circonscription.
Actuellement, il y a environ 200 classes non remplacées/jour. 70% des classes sont remplacées selon la DSDEN.
Le non remplacement est aussi impacté par la désorganisation du travail à la DSDEN qui n’arrive pas à anticiper les remplacements longs prévus à l’avance (congés maternités, congés parentaux, opération chirurgicale etc). Cela provoque régulièrement une sucession de remplaçant·e·s sur le même poste.
Le DASEN décide de suspendre les « formations constellations » mais maintient les « école cibles » (dispositif de flicage pour les collègues qui n’ont pas eu de bons résultats aux évaluations nationales). Il s’agit surtout d’une opération de communication pour dire qu’on mobilise des remplaçant·e·s.
La CGT Educ’action 95 a rappelé qu’un grand nombre de nos collègues s’arrêtent à cause d’un épuisement professionnel dû à la perte de sens au travail et de mauvaises conditions de travail. De nombreux collègues cherchent la porte de sortie de la classe (dispo, détachement, réorientation via d’autres concours voire démission …) et n’hésitent plus à s’arrêter.
L’inclusion des élèves sans moyens (gel du recrutement des AESH) a aussi un impact néfaste sur le travail des collègues. 600 élèves dans le département relèvent d’un établissement spécialisé.
L’objectif du DASEN est de récréer la brigade de remplacement en fermant des classes en carte scolaire.
Nous appelons toutes les écoles à nous faire remonter par mail les classes non remplacées de longues durées, à saisir la F3SCT avec des fiches SST, à se mobiliser et à ne pas hésiter à faire usage de la grève !
Pour la CGT Educ’action 95, nous n’avons pas à subir l’austérité dû à l’économie de guerre voulue par les capitalistes dont l’objectif est de maintenir le taux de profit des actionnaires. C’est de moyens dont nous voulons ! La création de postes de remplaçant·es n’a pas à dépendre de la fermeture de classes même avec une baisse démographique.
Nos revendications
- Augmenter massivement les salaires de 400 euros pour toutes et tous (pour assurer le rattrapage) et augmentation immédiate réelle du point d’indice, au-delà de l’inflation cumulée.
- Créer massivement des emplois sous statut réservés aux missions de remplacements : la pénurie, ça suffit ! Continuité effective de service public, pour les collègues, les écoles, les enfants et les familles : toutes les absences prévues doivent être remplacées !
- Recruter massivement des personnels administratifs pour gérer au mieux les remplacements.
- Améliorer les conditions de travail pour limiter les arrêts face à l’épuisement professionnel liés aux procédures managériales.
- Gestion humaine des remplacements.
- Ne plus affecter des remplaçant·es en temps partiel sur des postes vacants.
- Ne plus multiplier les remplaçant·es sur un même remplacement.
- Le versement des ISSR à tous les collègues y compris lorsqu’ils effectuent des missions dans leur école de rattachement.
- Respecter les règles de diffusion des coordonnées personnelles.
- Pour chaque ordre de mission, donner clairement toutes les informations et toutes les indemnités auxquelles ont droit les remplaçant·es.
- Donner un calendrier précis de versement des différentes indemnités.
- Respecter la confidentialité du motif de l’absence de l’adjoint·e remplacé·e.
- Ne pas interrompre un remplacement long (sauf urgence pour les petites écoles d’1 à 2 classes).
- Remplacement des formations choisies et non subies.
- Former, sur le temps de classe et de manière physique, les remplaçant.e.s en ASH.
- Même droits que les adjoint·es de l’école : accès à la photocopieuse et au matériel pédagogique, accès au parking …
