Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

De l’argent pour l’Ecole, pas pour la guerre !

Editorial de la CGT Educ’action 95 du 09 mars 2025

Reporter à 70 ans l’âge de départ à la retraite pour financer la guerre
Patrick Martin, président du MEDEF, citant l’exemple du Danemark

Nous y voilà, les masques tombent. Le capital ne dissimule plus ses objectifs immédiats : la guerre impérialiste, la vraie, la totale. Une seule obsession : asservir sur tous les plans les travailleurs et travailleuses pour garantir les taux de profits des capitalistes va-t-en guerre. 

Au sortir du sommet qui a réuni les 27 pays membres de l’UE, Macron, son gouvernement, ainsi que la grande majorité des députés, se sont félicités de la course à la guerre : alourdissement de l’austérité, nouvelles attaques contre la sécurité sociale, l’hôpital public, les retraites et contre notre Ecole pour financer entre autres de nouvelles augmentations du budget de l’armée, avec un passage de 50 à 90 milliards d’euros supplémentaires.

Les masques tombent au point que les objectifs de guerre sont désormais clairement affichés : être le premier impérialisme à faire main basse sur les ressources et le plus vite possible. Ici des ressources agraires, là des ressources énergétiques, ici de l’eau, là des terres rares pour nourrir la bulle spéculative dans la course à l’intelligence artificielle.

Les gouvernements et les capitalistes sont clairs, ce sera la guerre pour leurs profits, au détriment de nos vies.

Leur marche à la guerre, une attaque contre toutes et tous ! 

Premièrement, en tant que travailleurs, nous n’avons aucun intérêt à une quelconque guerre totale entre les puissances capitalistes-impérialistes, des oligarchies, Etats-Unis, Union européenne, Russie, etc.  Nous subissons déjà depuis des siècles leur guerre économique et sociale, nous devons empêcher désormais qu’ils ne menacent nos vies, celles de nos enfants, de nos élèves et ne détruisent l’environnement.

En Ukraine, au Moyen Orient, en Asie, en Afrique… les conflits ne servent finalement que les intérêts des grands bourgeois dans leur compétition mortifère pour savoir qui domine l’économie et la politique à l’échelle internationale. Alourdir les budgets de guerre, envoyer des armes ou des soldats, c’est renforcer la guerre impérialiste et empêcher toute solution de paix.

En outre, les dépenses militaires au profit de l’industrie de l’armement se font de facto à l’encontre de l’investissement dans la Santé ou l’Education, pour le bien commun et l’épanouissement collectif. 

Pire, les seules dépenses dans l’Education le sont pour embrigader la jeunesse et créer de la chair à canons ou à patrons. C’est ainsi qu’il faut comprendre le Service National Universel : avoir sous la main des milliers de jeunes à endoctriner afin de les convaincre de se sacrifier pour les intérêts de la finance et des industriels.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » 

La guerre est partout. En Ukraine, en Palestine, au Congo, en Syrie, au Kurdistan…. Les conflits durent et se renforcent. D’ailleurs les puissances impérialistes visent à en ouvrir d’autres notamment à Taïwan, où les USA veulent assumer une guerre contre la Chine. 

Cela est plus vrai que jamais ! La maladie du capitalisme ce sont les crises économiques qu’il provoque de manière cyclique. Quand il n’arrive plus à les résoudre, son seul remède est la guerre. Le recours à l’extrême droite et au fascisme s’inscrit dans cette logique de mise au pas guerrière de la population.

Se battre pour la paix et nos revendications ! 

Se battre pour nos revendications, comme le font les collègues depuis quelques semaines dans le Val-d’Oise pour exiger des moyens à la hauteur de leurs besoins et de ceux de leurs élèves (grèves au lycée Braque d’Argenteuil le 12/01, au lycée Jaurès d’Argenteuil le 03/03 ou encore au lycée Condé à Sarcelles toute la semaine du 03/03), mais aussi se battre pour nos services publics, notre sécurité sociale, nos retraites, c’est se battre contre la guerre. C’est dessiner un autre avenir : le choix de l’émancipation et de la paix.

Nous sommes dos au mur. Pour écarter un danger mortel et pour gagner sur nos revendications, nous avons besoin d’un plan de bataille, d’un changement d’échelle de la lutte et de l’unité la plus large possible du monde du travail en France et partout ailleurs.