Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Nous ne ferons pas la rentrée Macron-Attal 2024 ! Construire la mobilisation pour gagner. En grève à partir du 19 mars !

Appel de la CGT Educ’action du Val-d’Oise

La CGT Éduc’action 95 se félicite de la mobilisation massive du 1er février dans notre département comme partout sur le territoire. La grève fut majoritaire dans le Val-d’Oise avec des taux de grève très élevés, particulièrement dans les collèges (autour des 60%). C’est un point d’appui pour construire une mobilisation victorieuse. L’École publique est à bout de souffle et ne tient que par le volontarisme de ceux et celles qui y travaillent et la font vivre.

La dégradation continue des conditions de travail, l’absence de revalorisation salariale, les contre-réformes qui s’accumulent ainsi que le « Choc des savoirs » qui va attribuer des moyens à des dispositifs ineptes comme les groupes de niveau, ont poussé les personnels à se mettre majoritairement en grève et à manifester leur fort mécontentement vis-à-vis de la politique ministérielle. La CGT Éduc’action déplore également la vision passéiste de l’École, illustrée par la volonté de mettre en place la tenue unique et la généralisation du SNU.

Par ailleurs, les propos d’Amélie Oudéa-Castera, dénigrant l’École publique et ses personnels, montrent à quel point l’Éducation nationale est méprisée par le pouvoir en place, qui n’est là que pour servir les intérêts de la bourgeoisie et celui de la marchandisation de l’Éducation.

Plus que l’expression d’une colère face à l’École du chaos néo-libéral, il s’agit maintenant de mettre en échec cette politique rétrograde et satisfaire nos revendications urgentes, de la maternelle au lycée. Pour cela, il faut une grève ancrée, durable et déterminée. Ainsi, nous appelons l’ensemble des collègues à la grève la plus massive possible le mardi 19 mars, journée de grève de la fonction publique, et à reconduire dès le lendemain, jusqu’à la satisfaction de nos revendications. 

Dans cette optique, la CGT Éduc’action 95 appelle : 

  • les personnels à se réunir en HIS et en AG pour établir les revendications pour leur école, établissement et service afin de débattre de la poursuite de la grève pour les satisfaire.
  • en attendant le 19 mars, mais sans se disperser, à faire de la semaine du 5 février une semaine d’action dans l’Éducation ; à ce titre, la CGT Educ’action 95 appelle les collègues à se rassembler le mercredi 7 février à partir 16h devant la DSDEN du Val-d’Oise pour exprimer notre ras-le-bol face au chaos organisé et affirmer que nous ne ferons pas la rentrée 2024 dans ces conditions !
  • à faire de la semaine du 11 mars une semaine d’AG, heures d’information syndicale et tournée d’écoles, établissements et services pour faire de la grève Fonction publique du 19 mars une réussite et mettre en débat et faire voter la reconduction du mouvement après le 19.

Une journée de grève est appelée le mardi 6 février, la CGT Educ’action 95 soutient les collègues qui décideront de s’y joindre, notamment pour tourner dans les écoles et établissements afin de construire et d’ancrer la grève. Elle appelle solennellement les collègues qui ne seront pas en grève le 6, à mettre cette économie de côté, afin de reconduire le 20 mars. 

Dans l’immédiat, la CGT Éduc’action exige l’abandon du « Choc des savoirs », l’attribution des heures dédiées aux groupes de niveau à la baisse des effectifs par classe ; l’abandon du Pacte au bénéfice d’une revalorisation salariale sans condition, de la réforme du LP et des évaluations nationales ; l’abandon des suppressions de postes prévues cette année, une augmentation indiciaire de 400 € net de l’ensemble des personnels ; un statut de catégorie B pour les AESH.

C’est par une mobilisation dans la durée que nous obtiendrons les inévitables transformations au service des personnels et des élèves avec l’abandon de toutes les réformes de tri social. Préparons-nous dès maintenant.

Argenteuil, le 4 février 2024