
Vendredi 13 février, tou.te.s les enseignant.e.s de l’école élémentaire George Lapierre
étaient en grève à la suite d’actes de violences répétés au sein de l’école.
Quand la violence s’invite aux grilles de l’école… – C’est à la suite d’un énième
débordement que les collègues de l’école George Lapierre à Argenteuil ont décidé
unanimement de réagir en fermant l’école vendredi 13 février. Quelques jours plus tôt,
le proche d’un élève avait menacé un professeur à la sortie de l’école. Quelques temps
auparavant, une collègue s’était pris des coups en voulant stopper une bagarre entre
des élèves.
« C’est un ras-le-bol » – Le manque de moyens matériels, de personnels (autant AESH
que prof) et de budget rendent la vie scolaire étouffante au sein de l’établissement.
Cela, sans compter les classes surchargées et le nombre considérable d’élèves à
besoins particuliers. L’école George Lapierre demande sa reclassification en REP
depuis des années maintenant. En vain.
Conséquemment, nous comprenons bien que le cadre de travail ne puisse pas y être
apaisé. C’est une accumulation néfaste que subissent les différents acteur.ice.s du
groupe scolaire.
La violence est donc un sujet parmi tant d’autre dans cette école au bord de l’implosion.
Mais c’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Pour les professeur.e.s mais aussi pour les parents d’élèves, il n’est plus question
d’accepter ces conditions de travail. Iels réclament du changement. Iels refusent d’être
abandoné.e.s. Iels se battent pour une école plus respectueuse et propice à
l’épanouissement des élèves mais aussi des adultes.
En parallèle, Jeudi 12 février, Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale, a
appelé, dans une lettre, les parents à un « sursaut collectif » pour préserver l’école.
Démontrant que c’est finalement une problématique systémique. Mais ne serait-il pas
plus juste de demander un « sursaut politique » ? Pour enfin avoir les moyens pour
une école respectueuse de ses personnels et de ses usager.e.s ?
