Dans le quartier de la Dame Blanche Nord à Garges-lès-Gonesse, la démolition de plusieurs immeubles dans le cadre du NPNRU se poursuit… au mépris de la sécurité des élèves, des personnels et des habitant·es.
Dès les premiers travaux, les personnels et les parents d’élèves du collège Paul Éluard ont alerté sur les immenses nuages de poussière qui envahissaient le quartier. La réponse du bailleur 3F, l’un des plus grands bailleurs sociaux de France, est édifiante : « Nous avons mis des brumisateurs, nous ne pouvons rien faire de plus. » Circulez, il n’y a rien à voir.
Aujourd’hui, la démolition du second bâtiment provoque la projection de débris jusque dans la cour du collège. Des morceaux de verre ont dû être ramassés par les agent·es de l’établissement pour éviter des blessures aux élèves et aux personnels. Là encore, aucune mesure sérieuse de protection n’a été mise en place.
Le plus scandaleux reste peut-être les propos tenus par le représentant de 3F en conseil d’administration : « Les élèves sont assez grands pour ne pas jouer avec du verre. » Une déclaration d’un mépris inacceptable, qui résume la manière dont les promoteurs et les bailleurs considèrent les habitant·es des quartiers populaires.
Pendant que certains réalisent des opérations immobilières lucratives et s’enrichissent grâce aux programmes de rénovation, les populations locales subissent les nuisances, les risques sanitaires, les déménagements imposés et l’absence de protections adaptées. Les économies réalisées sur la sécurisation des chantiers se font au détriment de la santé et de la sécurité de toutes et tous.
La CGT Éduc’action 95 exige que les entreprises et les bailleurs assument pleinement leurs responsabilités. Il est hors de question que les élèves, les personnels et les habitant·es paient le prix de chantiers menés à moindre coût pour préserver les marges des promoteurs. Des mesures immédiates de protection et de sécurisation doivent être mises en œuvre. La sécurité et la santé de la population valent plus que leurs profits.
