Depuis la semaine dernières, des milliers de lycéen·es, majoritairement de quartiers populaires, ont fait le choix de la mobilisation pour faire entendre leurs revendications, et ils ont bien raison !
Des emplois du temps à rallonge, le manque d’enseignant·es, les établissements vétustes, une hiérarchie autoritaire… Tout cela, nous le subissons aussi au quotidien en tant que travailleur·euses de l’éducation nationale. Être lycéen·ne aujourd’hui c’est subir de plein fouet l’austérité, les mesures répressives, les pressions à l’autoritarisme, la sélection sociale accrue… Penser que cela ne doit pas éclater c’est se leurrer.
La colère est légitime malgré les discours de la hiérarchie et des dirigeant·es.
Les lycéen·nes font plus pour l’éducation nationale en bloquant leur établissement que n’a fait aucun ministre en coupant les budgets, en supprimant des postes, en fermant des classes.
Ils font plus pour l’éducation que toutes celles et ceux qui leur donnent des leçons pour éviter de voir cette colère se répandre dans les rues !
Ils font plus pour toutes et tous que ceux qui préfèrent leur envoyer les flics pour les arrêter ou les empêcher de se mobiliser !
En tant que travailleur·euses de l’éducation, nous avons le souci de les protéger sur les blocages mais aussi au quotidien. Nous sommes donc à leurs côtés lors des blocages pour éviter que ne s’abatte la répression, nous sommes à leurs côtés car nos revendications sont les mêmes !
Il est nécessaire de faire entendre cette colère, ces revendications, toutes et tous ensemble : par la grève et les manifestations mais aussi par des temps d’échanges entre travailleur·euses et lycéen·nes. Discuter ensemble de nos revendications, de nos modes d’actions, mais aussi de comment agir en commun !
Un·e lycéen·ne est un·e jeune futur·e travailleur·euse en formation, nous sommes des travailleur·euses, donc naturellement à leur côté.
Nous exigeons donc dans un premier temps :
- L’arrêt de la présence de la police sur les blocage
- Aucune poursuite judiciaire et administrative des élèves mobilisés
- La libération immédiate des élèves arrêtés
- La poursuite des policiers auteurs de violence contre les jeunes
Nous serons en grève le 29 septembre, nous serons au coté de nos élèves dans la rue.
Le 28 septembre 2026
Les réactions des personnels des lycées et de leurs sections syndicales
Lycée René Cassin de Gonesse
Lycée George Sand de Domont
Lycée Maryse Condé de Sarcelles
Lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles
Lycée Evariste Galois de Beaumont-sur-Oise
Lycée du Château d’Epluches de Saint-Ouen-l’Aumône
Lycée Paulette Nardal de Bezons
