Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Samu social. Vivre et travailler dignement : une urgence totale !

Solidarité avec la lutte et l’occupation du Samu Social 

Depuis le 23 juin dernier, les travailleurs et travailleuses du Samu Social de Paris ont débuté un mouvement de grève reconductible pour améliorer leurs conditions de travail, pour réclamer plus de moyens dans l’hébergement d’urgence permettant un accueil à la hauteur des enjeux et dans la dignité. Deux éléments de taille que la préfecture de la région Île-de-France et la direction du 115 choisissent délibérément d’attaquer en annonçant en juin dernier la suppression de 1200 places (nuitées/jour) et la remise à la rue de 160 familles pour le second semestre afin de compenser la surcharge du premier.

Alors que la crise sociale se renforce depuis plusieurs années et continuera tant que la bourgeoisie aura le pouvoir, plongeant des milliers de familles et de travailleurs et de travailleuses dans la précarité et la misère, que les conditions de vie se dégradent, que les expulsions locatives se multiplient, ce conflit révèle comment deux logiques s’affrontent ici. 

D’un côté, la revendication d’un service public de qualité au service de la population et jouant pleinement son rôle de protection et d’accompagnement des plus précaires et de l’autre une politique volontaire et agressive de pénurie menée par les services de l’Etat, une logique que chaque travailleur et travailleuse dans un secteur public ou dans le social ne connaît que trop bien. 

Ce qui se joue ici, n’est donc pas simplement un conflit sectoriel mais une véritable lutte pour la dignité et la solidarité. Non seulement les travailleurs et travailleuses du Samu Social ne lâchent rien et plus d’un mois plus tard reconduisent chaque jour leur grève jusqu’à obtention de leurs revendications, mais leur lutte s’est renforcée et s’est liée à une occupation du 115 avec Utopia 56 et des familles et personnes à la rue. Ce sont plus de deux cents personnes en tout qui occupent les lieux dont plusieurs dizaines d’enfants.

 L’accès à un logement décent pour soi et sa famille, le droit à l’éducation et à la formation, l’accès aux aides, des logements d’urgence et des dispositifs d’accompagnement et de (ré)insertion à la hauteur des enjeux sociaux, la protection et l’accompagnement des plus précaires, la solidarité comme principe fondamental de toute politique publique, des conditions de travail dignes et des conditions de vie dignes pour tous et toutes : c’est cela qui est en jeu à l’heure actuelle dans le XIIIe arrondissement de la capitale. 

 Pour toutes ces raisons, la CGT Educ’Action 95 apporte sa totale solidarité aux grévistes du 115 et aux personnes engagées dans la lutte et dans l’occupation. Leurs revendications sont légitimes, elles doivent être entendues par la préfecture de la région Île-de-France et la direction du 115. Nous devons aider celles et ceux qui luttent à maintenir et renforcer la pression !

 Nous appelons à renforcer la solidarité avec cette lutte par divers moyens : par des dons matériels (nourriture, hygiénique, …) à l’occupation, par des dons financiers à la caisse de grève, en rejoignant les actions et les manifestations, en parlant de cette crise et de cette lutte autour de nous, … 

  • Ni familles, ni enfants, ni personne à la rue. 
  • Le logement est un droit. 
  • La protection des plus vulnérables est une condition absolue d’une société fonctionnelle, les moyens suffisants pour mettre en oeuvre cette protection sont une exigence.
  • Pour une vie digne et un travail digne pour tous et toutes.