Le 31 mars fut une réussite de mobilisation dans l’Education du Val d’Oise : un appel départemental à la grève, une manifestation dynamique à Cergy à 300, et l’envahissement de la DSDEN du Val d’Oise ce jour-là. Ce jeudi 21 mai, à l’appel de la CGT Educ’action 95 et de SUD Education 95, rejoints par des camarades du Snuipp et du Snes-Fsu, des personnels d’éducation étaient à nouveau en grève dans le Val d’Oise, dans le premier comme dans le second degré.
Une centaine de collègues étaient rassemblé·es devant la DSDEN 95 pour dire une nouvelle fois notre refus déterminé de la saignée austéritaire.
La politique gouvernementale brutalise tous les services publics, dont l’école.
Elle aboutit à terme à une menace de près de 200 fermetures de classes dans le premier degré du Val d’Oise, plus de 80 étant déjà actées, à des dotations de moyens en berne ou en baisse dans le second degré, et à fragiliser grandement la question de l’inclusion, en éloignant encore la capacité à la rendre de qualité et humanisante.
La moitié des présent·es étaient des AESH, qui apprenaient brutalement ce 21 mai par les médias que non seulement leurs revendications de statut, de salaire digne et de respect n’étaient pas entendues, mais que le gouvernement prépare clairement leur disparition :
- En annonçant que seules 20% d’entre elles seraient titularisables, en priorité les référentes de Pial/Pas, les administratives. Le message est clair : vous avez 20 ans de métier, dans le relationnel avec l’enfant, pour poser son environnement et le faire progresser ? Passez votre chemin, ou partez !
- En annonçant redéfinir profondément leurs missions : fini l’accompagnement des enfants-élèves en situation de handicap, cette mission se reporte sur celle de l’enseignant·e, qui se retrouve encore plus isolé·e.
- En préparant au Sénat un texte de suppressions massives de postes AESH
Ces annonces détestables sont clairement une attaque de destruction massive des droits des familles, des droits des enfants, des droits des personnels, du projet même de société inclusive.
Pour les néolibéraux de tous bords, nous ne sommes que des ressources et des coûts au service du profit vorace de quelques-un·es, des marchandises, au même titre que le pétrole, l’uranium ou les métaux rares. Et désormais au service de l’armement en vue de guerres impérialistes agressives.
Ainsi, au moment où le DASEN annonçait des fermetures en cascade de classes, le gouvernement faisait voter une nouvelle rallonge budgétaire de 36 milliards d’euros pour les armées. Le rassemblement du 21 mai a donc permis de souligner que l’argent existait mais que sa répartition résultait d’un choix politique.
La question posée aux participants était la suivante : que ferions-nous avec 12 milliards d’euros, le coût du prochain porte-avion, si nous les investissions dans l’Éducation ? »
Par la lutte, nous pouvons obtenir nos revendications et faire plier les institutions : c’est le cas au collège Jean Zay de Saint-Gratien après 10 jours de grève
Nous déclarons solennellement que notre organisation syndicale, la CGT Educ’action 95 mettra toutes ses forces dans la bataille pour empêcher ce désastre annoncé, pour offrir un avenir à l’enfance, à la jeunesse des quartiers populaires notamment, et un sens à notre travail. Seuls, nous n’y arriverons pas, mais tous ensemble, dans un front uni de nos organisations syndicales, avec les parents d’élèves, avec la jeunesse, et le monde du travail : tout est possible.
Une date de grève unitaire est appelée le 9 juin pour les AESH, elle doit permettre aux collègues de se regrouper, de discuter en assemblée générales de leurs revendications et surtout de poser la base d’une mobilisation mettant au coeur la question de l’inclusion et d’une éducation de qualité.
Pour gagner, il faudra une grève déterminée pour faire échec à cette politique mortifère, jusqu’à satisfaction de nos revendications, est à l’ordre du jour, elle doit d’ores et déjà discuter partout afin de la préparer. Nous invitons toutes les organisations syndicales à discuter de cela et à la préparer sérieusement, dans l’unité, du département jusqu’au niveau national ; nous nous rendons disponible pour discuter des éléments qui iront dans ce sens.
