Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

En grève le 21 mai et au-delà : contre les suppressions de classes, de postes… Pour une éducation de qualité pour toutes et tous !

200 en assemblée générale, 300 en manifestation et une entrée en fanfare au sein de la DSDEN : le mouvement de grève du 31 mars dans le 95 est une réussite. Des AESH, des travailleur·se·s du second et du premier degrés, où la grève a été très suivie, se sont réuni·e·s pour établir un constat clair : nous sommes attaqué·e·s de toutes parts, nous devons riposter toutes et tous ensemble !

Les attaques pleuvent dans l’éducation

A l’échelle nationale, 4 000 suppressions de postes sont annoncées. Dans le 95, ce sont 194 fermetures de classes dans le premier degré, dont 86 suppressions sèches, ainsi que des baisses de DHG dans le second degré. Ces conditions dégradent largement l’accueil des élèves et nos conditions de travail. La violence de ces suppressions dépasse même les préconisations du ministère !

Sur le territoire national, la colère provoquée par ces annonces a permis de construire des mobilisations : grèves reconductibles à Marseille, mouvement lycéen contre les attaques austéritaires et la politique militariste du gouvernement au Havre, à Grenoble, à Paris,… Partout, les travailleur·se·s de l’Éducation nationale réfléchissent à la manière de résister. C’est le cas aussi dans d’autres secteurs, comme chez les territoriaux d’Argenteuil par exemple, dont une centaine s’est rassemblée devant la mairie début avril.

La réponse est simple : par la grève, ensemble, en même temps et partout !

De l’argent, il y en a ! Et il serait bien plus utile dans l’éducation ou la santé que dans un nouveau porte-avions ou dans des missiles qui tuent et massacrent des populations. Une ponction de 30 milliards du budget de l’armée représenterait 10 hôpitaux, 1 000 écoles, 100 000 enseignant.e.s, 100 000 soignant.e. Qu’attendons-nous ?

Dans notre département, le nouveau commissariat géant de Sarcelles doit s’installer sur une zone faite pour la jeunesse : tout un symbole, et aussi une dépense de 32 millions d’euros ! Avec cet argent, nous pourrions répondre aux besoins réels des travailleur·se·s : créer et désengorger des classes, engager des AESH, des AED, etc.

Le pouvoir d’achat s’effondre !

En même temps que le gouvernement ponctionne des milliards sur nos vies, les groupes pétroliers nous font payer cher les guerres impérialistes et cela n’a échappé à personne avec l’explosion des prix du pétrole, et donc de l’essence. Notre pouvoir d’achat est donc encore davantage attaqué. C’est bien l’ensemble des travailleur·se·s qui souffrent de ces choix militaristes.

Il y a nécessité à lier toutes ces attaques : d’un côté l’austérité mortifère, de l’autre une attaque claire contre nos conditions de vie quotidienne. C’est donc toutes et tous ensemble qu’il faut riposter, pour exiger à la fois le gel des prix, mais aussi des augmentations de salaires pour toutes et tous, voire l’indexation de nos salaires sur le cours de l’essence. Les grands patrons veulent augmenter nos dépenses : ils doivent donc augmenter proportionnellement nos salaires !

Face à cette nécessité de riposter, la CGT Éducation 95 a proposé à l’ensemble des organisations syndicales une date de grève le jeudi 21 mai. Après la réussite du 31 mars et face aux attaques de toutes parts, il faut enfoncer le clou ! Discutons dans toutes les écoles et tous les établissements, de cette date, de la grève et de la possibilité de la reconduire par la suite.


Affiche CGT Educ’action 95