Retrouver le kit de mobilisation :
Tract de la CGT Educ’action 95 d’appel à la grève départementale du 31 mars 2026
Le gouvernement et ses alliés l’auront donc imposé leur budget de guillotine austéritaire contre les services publics, les droits des salarié.es et les salaires. Des centaines de milliards pour le surarmement, notamment nucléaire, avec une volonté affichée de prendre part aux guerres impérialistes, des exonérations de cotisations sociales par milliards, qui cassent notre Sécu, pour les seuls profits des actionnaires, déjà à un niveau historique.
Cette violence contre nos vies vient à nouveau de passer un cap.
La brutalisation contre l’Ecole se poursuit avec les 4000 suppressions supplémentaires de postes au niveau national, dans le premier comme le second degré, alors que nous sommes déjà en situation de pénurie aggravée. Dans le Val d’Oise, les DHG sont imposées en baisse ou en berne quand nos classes sont à plus de 35 en lycée et à plus de 30 en collège. Des suppressions massives de classes sont déjà annoncées par la DSDEN 95 dans le 1er degré. Au bout du fusil du pillage, un solde de – 75 classes, avec 120 fermetures sèches possibles. Une hécatombe !
Le seul argument de langage de notre hiérarchie autoritaire ? La baisse démographique.
Les seuils comptables et tableaux excel des managers ont trente ans de retard. Ils ne disent rien du nouveau peuple scolaire, que seul.es les collègues et les parents connaissent.
De la petite enfance à l’adolescence, la santé mentale et physique des enfants et des jeunes est mise à la rude épreuve d’une idéologie délétère, celle de la compétition scolaire aggravée qui exclut, de la reproduction sociale, de l’assignation à son origine sociale, à son trouble, à son genre, à des conditions qui ne permettent pas d’apprendre. La maltraitance institutionnelle est généralisée et impacte les personnels, les parents, les enfants. Réforme après réforme, c’est l’obsession autoritaire d’un management par le chiffre qui traduit la doctrine économique du profit et de la performance. Des nouveaux programmes de maternelle en passant par leur « plan 800 collèges », personne n’est épargné. Pire, après la suspension évidente des groupes de niveaux au collège, même quand les inspections générales qualifient d’échecs la réforme du bac, ou le parcours en Y de la voie pro, le gouvernement persiste et signe jusqu’à l’absurde : les groupes de niveaux sont à l’ordre du jour en maternelle.
Nous savons aussi et particulièrement dans le premier degré où la souffrance au travail explose, que le sujet devenu central dans chaque école est celui d’une inclusion au rabais :
- quand le gouvernement refuse toujours un statut qui à la fois reconnaisse le métier et les savoirs d’AESH, assure les grilles salariales de la catégorie B, et protège de l’arbitraire hiérarchique
- quand la pénurie de moyens et de personnels est criante,
- quand les besoins et les droits à l’accompagnement des enfants notifiés sont niés,
- surtout quand la doctrine néolibérale est de considérer l’enfant, le jeune, comme un objet à normaliser.
Alors baisse démographique ? Tant mieux ! Il faut de toute façon augmenter urgemment tous les moyens pluridisciplinaires matériels et humains pour développer le relationnel dans l’école (enseignants mais aussi professionnel.les du médico-social ou clinicien.nes du paramédical), car éduquer, ce n’est ni soumettre, ni remplir des tableaux, c’est garantir à chaque enfant/adolescent d’être entendu dans ses questionnements, c’est croire en l’éducabilité de chacun.e pour s’émanciper, en étant considéré comme un sujet évolutif, pour un avenir optimiste.
Les richesses existent, nous les produisons, il faut juste les reprendre.
