À la suite des AG qui se sont tenues dans les différents bassins le jeudi 12 mars, de nombreux collègues ont pu échanger sur la situation dans leurs établissements et leurs écoles.
Les attaques se multiplient contre l’École publique dans notre département : inclusion au rabais, fermetures massives de classes, suppressions de postes, DHG en baisse, plan « 800 » dans les collèges, réforme du lycée professionnel… Tout cela s’inscrit dans une même logique d’austérité qui dégrade nos conditions de travail et empêche de répondre aux besoins des élèves.
Partout, le constat est le même : le mépris envers les AESH est systémique. Maintenu·es dans la précarité, avec des salaires indignes, des temps incomplets imposés et sans véritable statut, ils et elles doivent en plus subir les conséquences des PIAL et de l’inclusion low-cost. Cette politique ne dégrade pas seulement leurs conditions de travail : la souffrance s’est désormais généralisée. Elle touche les AESH, mais aussi les élèves qui ne bénéficient plus de l’accompagnement nécessaire, les parents laissés sans solutions, et l’ensemble des personnels contraints de faire face à des situations impossibles dans les classes et les établissements.
Face à ces politiques, nous ne pouvons pas rester isolé·es école par école ou établissement par établissement. C’est collectivement que nous devons discuter et construire la riposte.
Dans ce cadre, l’intersyndicale CGT Educ’action 95, SNES-FSU 95, SNEP- FSU 95, SNUEP-FSU 95, SNUDI-FO 95, SNFOLC 95, SNETAA FO 95, SUD Education 95 appelle les collègues à se réunir largement dans les prochains jours :
- mercredi 25 mars, en réunions d’information syndicale dans le 1er degré sur Cergy et Argenteuil ;
- par des heures d’information syndicale dans les collèges et lycées,
Ces temps doivent permettre de préparer une journée de grève départementale le mardi 31 mars pour défendre nos postes, nos conditions de travail, une inclusion de qualité et le service public d’éducation.
Cette journée s’organisera autour :
- d’une assemblée générale unitaire le matin à Cergy avec des ateliers de mobilisation ;
- d’une manifestation et d’un rassemblement devant la DSDEN l’après-midi, au moment de l’examen de la carte scolaire.
Il n’a pas de fatalité : plus nous serons nombreux et nombreuses à nous réunir et à nous mobiliser, plus nous serons en mesure d’imposer un rapport de force face aux suppressions de moyens et aux réformes qui attaquent l’École publique.
Discutons-en partout et préparons la mobilisation du 31 mars.

