On s’arrête, tout s’arrête ! / Sans nous tout s’arrête ! / Des papiers pour toutes et tous !
Rafles dans les transports, expulsions violentes, augmentation de la durée de rétention en CRA… La loi Darmanin de 2024 et la circulaire Retailleau de 2025 durcissent toujours plus les conditions de vie des travailleurs.euses issus de l’immigration.
L’Etat attaque et réprime
Les politiques racistes poussent toujours plus les travailleurs dans la clandestinité avec le durcissement des conditions de régularisation. Le renforcement des attaques racistes met en danger les plus précaires. La restriction des conditions d’accès à l’AME, déjà ultra limitée et une augmentation des contrôles, couplés avec l’austérité dans la santé, le social et l’éducation privent de tout accès aux soins.

L’école au coeur des politiques xénophobes
Le tri raciste ne s’arrête pas aux portes de l’école. Les élèves nouvellement arrivés sur le territoire doivent prouver leur minorité afin de pouvoir être scolarisés, après une prise en charge de l’ASE. Une procédure raciste scandaleuse qui participe à leur exclusion et à leur précarisation alors qu’ils sont déjà contraints à vivre dans la rue, dans des foyers ou des hôtels. Pire encore, l’année dernière, c’est en plein collège que la gendarmerie est venue interpeller une jeune élève de 3ème afin de procéder à son expulsion ainsi que celle de sa famille. Le système scolaire lui-même contribue à faire de ces élèves une main d’œuvre précaire au service du patronat.
De plus, ce sont bien souvent les travailleurs issus de l’immigration qui subissent le plus fortement la paupérisation et se retrouvent relégués dans les quartiers les plus défavorisés. Dans l’éducation, cela se traduit par un corollaire évident : les établissements les moins bien dotés, véritables instruments de sélection sociale, accueillent majoritairement les jeunes issus de l’immigration et accumulent ainsi les inégalités.
Mobilisons nous le 18 décembre
Ces dernières années les mineur.e.s non accompagné.e.s s’organisent pour revendiquer leurs droits. A l’image des enseignant.e.s de Saint-Denis qui se sont mobilisé.e.s le 19 novembre en soutien à leurs élèves pour obtenir leur régularisation, les travailleurs.euses de l’éducation ont un rôle à jouer dans cette lutte. Avec les collectifs de sans-papiers, de mineur.e.s non accompagné.e.s et les associations antiracistes et antifascistes en lutte, construisons une grève revendicative pour arracher nos droits . Des papiers, des logements, l’éducation et la santé pour toutes et tous ! Retrait de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau !
Soyons nombreux en grève le jeudi 18 décembre !
Rendez-vous à 12h à République, pour un départ en manifestation à 18h !
