
En France, la liberté de recourir à l’avortement est inscrite dans la Constitution. Pourtant, le nouveau gouvernement, toujours plus réactionnaire que le précédent, les députés du RN et de LR font courir un danger à ce droit. Il ne suffit pas de constitutionnaliser mais il faut des moyens financiers pour les faire fonctionner et c’est bien ces moyens qui sont remis en cause par les coupes budgétaires qui détruisent la santé depuis de nombreuses années.
Les droits des femmes méritent mieux que toutes les pitoyables opérations de récupération politicienne. Ils méritent qu’on continue à se battre pour les arracher et les faire respecter tant qu’il le faudra !
Alors, le 8 mars et après, c’est toutes et tous ensemble, que nous devrons prendre la rue pour exprimer notre refus des violences et discriminations sexistes. Nous avons à gagner un monde où chacun sera considéré de la même façon, quel que soit son sexe et son genre !
Une journée internationale de lutte pour les droits des femmes !
Non ce n’est pas la journée de la femme ou du droit des femmes mais bel et bien une journée de lutte pour l’émancipation des femmes. Il faut mettre au coeur de cette journée des revendications et les porter lors des mobilisations qui existent. En France c’est de défendre des moyens pour l’IVG, l’ouverture de nouveau centre, le recrutement de travailleuses et travailleurs dans la santé… C’est aussi sur les salaires pour l’égalité réelle donc l’augmentation des salaires et l’interdiction des différences de genre dans les grilles salariales.
Dans l’éducation nous devons défendre un pôle de santé accessible aux usagers et aux personnels de l’éducation dans chaque territoire de plus de 30 000 habitants avec des soins et des suivis gratuits. Dans nos métiers nous le voyons bien, se sont souvent les jeunes filles qui souffrent du manque d’accès à la santé, aux moyens de contraceptions et même à une écoute attentive de la part de personnels formés.
Elle est internationale car partout dans le monde les femmes sont exploitées et opprimées. D’ailleurs des pays comme l’Argentine et l’Etat espagnol montrent la voie avec des mobilisations massives mais surtout des grèves féministes réelles qui montrent le rôle des femmes dans la production, s’attaquent aux profits des patrons qui profitent largement de l’oppression pour augmenter leurs profits !
Pas de féminisme sans confrontation sociale !
Le féminisme ce n’est pas juste une idée morale, c’est une politique. Les financements de numéros verts, de conférences de prises en compte des oppressions… n’y changeront rien. Il faut arracher par la mobilisation des travailleuses et des travailleurs nos revendications. C’est à dire se confronter directement au gouvernement et aux patrons. Des augmentations de salaires pour toutes et tous, des moyens pour la santé, pour l’éducation… mais aussi clouer le bec à tous ces canards, pour ne pas dire un autre terme, réactionnaires qui détruisent le droit des femmes dans l’hémicycle ou au quotidien.
MANIFESTATION LE SAMEDI 8 MARS
RENDEZ-VOUS À 14H00 – PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS
RASSEMBLEMENT VAL-D’OISE À 12H00 – HÔTEL DE VILLE D’ARGENTEUIL
Matériel pour s’informer et se mobiliser
Affiche CGT Educ’action 95

Tract CGT Educ’action 95


Diaporama sur les inégalités salariales produit par la Collective académique, qui peut servir à animer une heure d’information syndicale
Matériel et ressources nationales

