| La CGT Educ’action du Val-d’Oise a adopté à l’unanimité lors de son Conseil Syndical Départemental du mardi 17 décembre, une motion pour envisager avec sérieux l’action gréviste. L’interpellation complète est à retrouver à la fin de l’article. |
La crise politique se poursuit. Ce n’est pas la nôtre, c’est celle de la classe dirigeante. Sa détermination est telle que les attaques contre l’ensemble du monde du travail se poursuivent. Dans l’éducation la casse continue : contre nos élèves, notre santé, nos statuts, nos salaires, le sens et nos conditions de travail. Ceux qui attaquent nos vies pour le profit des actionnaires doivent être stoppés !
Pourquoi la grève ?
Pour établir un rapport de force pour stopper ces attaques, imposer nos revendications, obtenir des moyens à la hauteur de nos besoins. Faire grève c’est faire la démonstration que sans nous rien ne tourne dans cette société. L’ensemble des conquêtes sociales (congés payés, sécurité sociale, statut de fonctionnaire, etc.) ont été arrachées par des grèves puissantes, massives, et déterminées.
Quelle grève ? Perdre une journée de salaire ?
Nous pouvons constater que les grèves nationales ont perdu de leur ampleur et de leur efficacité face aux attaques. Pour la CGT Educ’action du Val-d’Oise, réduire la grève à un moyen d’action comme les autres est contreproductif. Nous ne voulons plus de journées d’action stériles, ritualisées, isolées et sans plan de bataille.
Grève colère ou grève pour gagner ?
Pour nous, considérant la grève comme un moyen central et sérieux de lutte, nous le disons : nous avons besoin d’un plan de bataille clair et audible.
Un plan qui permette à l’action gréviste d’être préparée avec sérieux, coordination, pour permettre aux collègues d’anticiper l’effort (caisses de grève, souder nos rangs, établir des tactiques…) et de faire la jonction avec l’ensemble des travailleuses et travailleurs.
Rendons à la grève nationale un caractère solennel et grave pour que chacun·e n’y rentre plus déjà battu·e mais dans la perspective d’arracher une victoire.
