Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Face aux classes dirigeantes représentées par l’alliance Macron-Barnier-Le Pen. Contre l’austérité et leurs attaques antisociales ! Organiser la riposte !

Édito de la CGT Educ’action du Val-d’Oise du 16 octobre 2024.

Le gouvernement Barnier annonce la couleur, il est une forme d’alliance tacite entre le Rassemblement National et l’ancienne majorité autour d’un bloc bourgeois, menant une politique antisociale qui est conforme idéologiquement au pouvoir autoritaire, austéritaire et antisocial de Macron. Leur budget est un plan de guerre contre les travailleurs·se·s quand il prévoit 40 milliards de sabrage en 2024, 50 milliards en 2025, au nom d’un déficit fabriqué de toutes pièces. Services publics, branches maladie et retraites de la Sécu, « malus » généralisé des véhicules thermiques,… les attaques structurelles se font contre tou·te·s les travailleuses et travailleurs.

40 milliards de coupes budgétaires en 2024, c’est une attaque contre toutes et tous !

Pour renflouer un budget qu’ils ont eux même consacré depuis des années aux plus riches et aux multinationales, par une batterie d’aides gigantesques, de subventions, de cadeaux fiscaux, d’exonérations de cotisations, ils veulent :

– Terminer le travail de liquidation des services publics : annonce de 100 000 emplois de territoriaux en moins, suppression de 2 000 écoles d’ici quelques années et de 4000 postes d’enseignement dès l’an prochain. L’Éducation est en première ligne, ce qui aura des conséquences très concrètes sur les conditions de travail et d’accueil. Pour compenser et au nom de « l’attractivité du métier », ils prévoient des retraités pour ne pas embaucher; une logique infaillible…qui a déjà failli plusieurs fois depuis Sarkozy !
C’est aussi l’application des réformes structurelles qui visent à la suppression d’emplois, via la fermeture de filières et l’exploitation des terminales de la voie professionnelle, mais aussi à mettre au pas les élèves et les collègues.
Attaquer les services publics c’est attaquer le bien commun de toutes et tous, mais aussi les plus précaires puisque ça touchera de plein fouet les plus pauvres en restreignant l’accès à l’école, aux soins…

– Liquider notre Sécurité sociale et nos droits, en précarisant encore plus nos vies. Ils prévoient de réduire le taux de prise en charge par la branche maladie de 70 à 60 %, c’est-à-dire de réduire encore la puissance de notre salaire socialisé, en la substituant par une logique individualiste et financière, celle des Banques, des assurances et des Mutuelles dont les tarifs vont mécaniquement augmenter. Nous sommes de plus en plus nombreux à renoncer à des soins de Santé. Autre piste : l’attaque frontale contre les arrêts maladies, notre dernier recours quand leur organisation du travail nous rend malades .

De l’argent il y en a pour la guerre, pour la caporalisation et pour les plus riches !

Le budget et son déficit relèvent de choix politiques. Quand ils augmentent le budget de l’armée, le portant à 413,3 milliards d’euros sur sept ans, c’est fait consciemment ! Quand ils offrent près de 200 milliards d’euros aux entreprises sans contrepartie chaque année (30 % du budget de l’État), c’est fait consciemment ! Sans parler du gouffre financier que représente le SNU (symbole parmi d’autres de la mise au pas de la jeunesse) qui peut se chiffrer à 5 milliards par an ! Le problème ce n’est donc pas le déficit, c’est bien leurs politiques. Ils en profitent pour casser l’ensemble des services publics afin de les ouvrir aux marchés, à l’image des 1,2 milliards d’euros donnés aux établissements privés en plus que ce que prévoit la loi !

Des richesses, il y en a, c’est à nous de décider ce qu’il convient d’en faire!

De l’argent, il en dégueule dans cette société. Par exemple :

  • La fortune cumulée des 500 plus riches de France est de 2 805 milliards d’euros selon l’Insee, ce qui représente 42% du PIB.
  • En France, les dividendes versés ont dépassé les 63 milliards d’euros en 2023. Un record.

Ces richesses sont concentrées dans les mains des grandes entreprises et du grand patronat – argent pourtant produit par tous les travailleuses et travailleurs. Alors oui, il faudra aller les chercher pour décider de comment les répartir, appliquer un programme dans les services publics pour répondre aux besoins de toutes et tous, avec une Sécurité sociale dédiée réellement « A chacun selon ses moyens, à chacun selon ses besoins » ! Pour cela, il faudra une grève d’ensemble des travailleuses et des travailleurs capables, par leurs cadres organisationnels, d’aller discuter le pouvoir du patronat et des classes dominantes !