Réforme des retraites : les femmes, grandes perdantes. En grève dès le 7 et le 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Les femmes touchent en moyenne aujourd’hui une pension inférieure de 40% aux pensions des hommes. Cet écart résulte des inégalités au travail. Elles sont bien plus souvent à temps partiel et contractuelles, occupent les emplois les plus précaires ; elles bénéficient de moins de primes et leurs déroulements de carrière sont moins avantageux. Dans le premier degré public, le salaire net des hommes est supérieur de 8% à celui des femmes et, l’écart de primes est de 46%. La CGT revendique la fin des inégalités salariales. Si les femmes étaient payées comme les hommes, les caisses de retraite déborderaient : on pourrait partir toutes et tous à 60 ans.

La première ministre, Élisabeth Borne, a déclaré le 1er décembre « faire une réforme juste pour les femmes ». C’est faux ! Augmenter le nombre d’annuités, c’est repousser encore l’âge de départ en retraite des femmes qui ont des carrières hachées, plus courtes du fait des contraintes familiales. Encore aujourd’hui une femme sur deux réduit ou arrête complètement son activité professionnelle à l’arrivée d’un enfant. 40 % des femmes partent actuellement avec une carrière incomplète, l’annonce d’un minimum de pension à théorique à 1 200 euros brut pour les carrières complètes (de récentes études ont bien démontré qu’il n’en était rien), est donc inatteignable pour de nombreuses femmes.

La question de la fin de la décote, vantée comme une disposition féministe : à 67 ans, quelle que soit la durée de la carrière, il est possible de toucher une retraite à taux plein, c’est-à-dire sans décote. Ce mécanisme incite les femmes à travailler jusqu’à 67 ans – sachant que leur espérance de vie en bonne santé, toutes catégories sociales confondues, atteint à peine 67 ans. La CGT revendique un salaire minimum à 2000 euros brut, qui remplirait également les caisses de retraites. Mais aussi des pensions minimales à 2000 euros brut, pour vivre et vieillir dans la dignité, sans craindre le lendemain.

La CGT revendique la prise en compte de la pénibilité des carrières de femmes. Les métiers féminisés ne sont jamais considérés comme pénibles, alors qu’ils le sont hautement. Elles sont plus exposées aux risques psychosociaux, et à la pénibilité liée au manque de moyens, ou encore aux troubles musculo-squelettiques.

Une femme plus pauvre et plus précaire, c’est une femme qui aura moins de ressources pour quitter un mari violent. La question des salaires et des retraites des femmes est une question fondamentalement féministe.

Version complète de l’article publié dans le dernier bulletin d’information de la CGT Educ’action 95.

Le 8 Mars, reconduisons la lutte dans le cadre d’une grève féministe pour exiger le retrait de cette réforme sexiste !

Kit de mobilisation

Le tract :

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L’appel des organisations féministes :

Le Diapo de la CGT « Une réforme contre les femmes », pour notamment animer vos heures d’information syndicales :

Guide/magazine de la CGT Educ’action pour gagner l’égalité :

Les rendez-vous du 8 Mars :

Régulièrement mis à jour à partir des remontées des actions locales (MAJ 04/03)

  • CERGY : Flash mob féministe, rendez-vous à 9h30 à la Maison des Syndicats (bus pour la manifestation parisienne à 12h30, pour s’inscrire 01 30 32 60 22)
  • ARGENTEUIL : Assemblée Générale de grévistes à 9h30 à l’Espace Mandela (Salle rez-de-chaussée)
  • BEAUMONT-SUR-OISE : Assemblée Générale de grévistes à 9h à la Maison des associations (Salle 111)
  • MANIFESTATION PARISIENNE, 13H30 PLACE DE LA RÉPUBLIQUE
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