Plus de 40 collègues du lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles, soutenus par les sections syndicales CGT Educ’action et Snes, ont signé une tribune à retrouver ci-dessous.
Ces dernières années, de nombreuses VSS ont été mises en lumière au sein de l’école : Bétharram, Utrillo à Stains, Romain Rolland à Goussainville, le périscolaire à Paris… De plus en plus d’établissements sont concernés : cela montre le caractère systémique des violences au sein de l’école. Les élèves comme les personnels sont concerné.e.s. JJR n’est pas épargné. Quand le respect des protocoles de l’institution n’engage pas que le silence, c’est la répression des personnels lanceurs d’alerte qui tombe.
Nous, personnels et enseignant·es de JJR, apportons notre soutien aux victimes de violences sexistes et sexuelles et affirmons la nécessité de lutter collectivement contre le patriarcat. Notre lieu de travail ne doit jamais être un lieu de violences. Les relations sociales qui s’y nouent doivent être fondées sur le respect mutuel, au sein de l’établissement comme à l’extérieur.
Nous croyons et soutenons les victimes. En signant cette tribune, nous nous engageons à les défendre et à dénoncer tout acte relevant du harcèlement et des VSS. Nous nous mobiliserons pour que les victimes soient protégées et non abandonnées par l’institution. Face à un système patriarcal qui participe à la reproduction des violences, nos mobilisations sont essentielles !
C’est en ce sens que ce mardi 26 mai certains enseignant-es, ainsi que toute l’équipe de CPE et d’AED, ont invoqué leur droit de retrait et se sont retrouvés en salle des profs pour rédiger ce communiqué.
Tous les personnels qui se reconnaissent dans ce communiqué sont signataires, qu’ils exercent leur droit de retrait ou non.
