La CGT Educ’action 95 se fait le relai de la pétition initiée par les collègues du lycée professionnel du Château d’Epluche contre le déplacement d’office d’une AESH générant des conséquences délétères notamment dans le cadre du suivi des élèves. Cette situation est symptomatique de la situation des AESH et du peu de considération à l’égard de leur travail.
Notre collègue exerce en tant qu’AESH au lycée depuis 2017.
Elle accompagne 5 élèves au lycée sur un temps de 24 heures hebdomadaires.
Le Pial de Saint-Ouen-l’Aumône lui a rédigé un ordre de mission pour qu’elle accompagne une élève en école maternelle tous les matins à partir de ce jeudi.
Cette information a été transmise à notre direction par le Pial un samedi après-midi pour le jeudi suivant.
En conséquence, il ne lui resterait plus que 8 heures pour les élèves du lycée.
Depuis la rentrée 2024, le nombre d’AESH mutualisées sur notre lycée est passé de 4 à 2, suite à un changement de poste et un départ en retraite en janvier 2025.
Le Pial a été alerté quant aux besoins persistants pour nos élèves et à la situation de sous-effectif pour y répondre.
Ce sous-effectif génère stress et affecte la santé de nos collègues AESH. L’une d’entre elle est en arrêt maladie.
Il ne reste donc aujourd’hui qu’une AESH mutualisée pour accompagner les 16 élèves du lycée bénéficiaires d’une aide humaine.
7 de nos élèves passent des examens cette année : le DNB, le CAP ou le Baccalauréat Professionnel.
Certains élèves n’ont plus d’accompagnement depuis janvier faute de remplacement et en souffrent.
Pour toute réponse face à cette situation, le Pial nous retire des moyens humains déjà insuffisants !
