Communiqué de l’équipe des CPE et de la section CGT du lycée Jean-Jacques Rousseau à Sarcelles
Ce mardi 9 juin, la direction de l’établissement a convoqué l’équipe des CPE pour un entretien avec l’inspecteur pour discuter des revendications des AED. Comme nous en avions discuté plusieurs fois en HIS et comme leur communiqué le rappelle, l’équipe AED exige une pause méridienne d’une heure non décomptée du temps de travail pour pouvoir manger, des postes supplémentaires (3 AED et un poste d’AP) et du matériel. Ces revendications ont été portées par les AED lors de la grève du mardi 2 juin avec le soutien des CPE, qui se sont également mis en grève et ont appuyé ces demandes.
Lors de cet entretien, l’inspecteur a directement dit qu’il n’y aurait aucun poste supplémentaire. L’inspecteur a essayé de briser l’unité des CPE entre eux et avec les AED, il a dénigré le travail de nos collègues CPE et cherché par tous les moyens à délégitimer les demandes des AED.
Alors que nous demandons la dignité pour nos collègues qui n’ont pas le temps de manger, l’inspecteur nous a expliqué que « le bien-être ne se résume pas à avoir une pause ».
De plus, quand l’équipe a rappelé qu’il revenait à la direction de valider la demande des AED, l’inspecteur a répondu qu’il lui revenait, à lui, d’évaluer les CPE…
Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une menace de répression.
Pendant deux ans, nous n’avons cessé de signaler le manque de moyens humains et matériels qui dégradent les conditions de travail des personnels et d’accueil des élèves mais n’avions jamais obtenu la moindre réponse concrète. Au contraire, il n’a fallu qu’une grève unitaire des personnels pour, sous 2 jours, attiser les foudres du rectorat et mettre en place une réunion pour tenter d’intimider nos collègues. Si seulement une telle réactivité pouvait être mise au service des élèves…
Nous dénonçons l’organisation, par la direction, de cette mise au pas avec l’aide du rectorat.
Nous affirmons notre soutien plein et entier à l’équipe des CPE face à la répression.
Nous nous battrons jusqu’au bout pour que les revendications légitimes des AED soient satisfaites.
Nous invitons l’ensemble des personnels à soutenir nos collègues.
Nous ne laisserons pas notre unité se faire entamer par les manoeuvres du rectorat et encore moins nos collègues se faire réprimer par l’institution.
S’ils touchent à l’un-e d’entre nous, nous serons nombreux-ses à répondre pour assurer leur défense.
Sarcelles, le 9 juin 2026
