Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Grève massive le 16 juin au collège Georges Pompidou contre la fermeture d’une classe de 6ème

Ce mardi 16 juin 2026, les enseignants du Collège Georges Pompidou d’Enghien-les-Bains se sont massivement mobilisés (21 grévistes sur 22 enseignants présents ce jour) pour dénoncer la fermeture d’une quatrième classe de 6e. Nous relayons ci-dessous leur communiqué et leur apportons notre soutien.

Communiqué des personnels mobilisé·es

Ce mardi 16 juin 2026, les enseignants du Collège Georges Pompidou d’Enghien-les-Bains se mobilisent massivement (21 grévistes sur 22) pour dénoncer la fermeture d’une quatrième classe de 6e pourtant annoncée en janvier 2026.

Cette fermeture intervient alors qu’avait été soumise au Conseil d’administration du 10 février 2026 une Dotation Horaire Globale de 439 h. Celle-ci actait l’ouverture d’une quatrième classe de 6e en raison des 103 élèves alors envisagés pour ce niveau à la rentrée prochaine. A ce jour, la DSDEN retient le chiffre de 90 futurs 6e remontés mais 6 dossiers d’inscription ont déjà été déposés par des familles d’Enghien au secrétariat du collège. Un élève de 6e supplémentaire est aussi affecté à l’ULIS-TSA. Cela fait 97 enfants à répartir dans trois classes.

Classe à 33 ? Le Rectorat a une solution.

L’an passé déjà, l’ouverture d’une quatrième 6e a été refusée : nous dénonçons le fait que des familles enghiennoises – au prétexte de sureffectif – ont été contraintes d’inscrire leur enfant dans des établissements d’autres communes ou dans l’institution privée sous contrat de la ville . Le refus d’inscrire ces enfants dans leur collège de secteur va à l’encontre des articles 211-10 et 211-11 du Code de l’Éducation qui garantit à chaque enfant le droit d’être scolarisé dans son collège de desserte.
Nous nous inquiétons de voir sans cesse grossir l’établissement privé confessionnel de la ville d’Enghien à mesure que décroissent les capacités d’accueil de son collège public. L’établissement privé aurait-il vocation à devenir l’établissement de secteur de référence ?

De plus, ce blocage des classes à 30, et le refus d’en créer de nouvelles, verrouillent la structure du collège et dégradent les conditions d’accueil des élèves , situation malheureusement partagée par de nombreux établissements du Val d’Oise : bourrage des classes, incapacité des AESH de trouver une place assise dans les salles de classe, taux de CO2 dépassant les seuils admis, incapacité à détecter les élèves en souffrance et à assurer leur suivi, difficulté à désamorcer les situations de violence que la promiscuité accentue.

A l’heure où sont proclamées grandes causes nationales la santé mentale des jeunes et la lutte contre les violences de toute nature faites aux enfants, à l’heure où l’on affirme la nécessité d’un redressement du niveau scolaire, notre incompréhension est totale. Comment dans des classes à 30, repérer les élèves fragiles, en détresse, repliés, et parvenir à avoir auprès d’eux une écoute constructive et à offrir à tous un enseignement de qualité ?

D’année en année grandit en nous le sentiment d’être condamnés par l’Institution à échouer dans les missions qui nous sont pourtant dévolues par elle.

Nous souhaitons pouvoir accueillir nos élèves et leur enseigner dans les conditions requises pour leur réussite. Nous souhaitons pouvoir accueillir dans le collège public de la ville l’ensemble des enfants qui y résident et dont les familles font encore le choix d’un service public gratuit et laïc.

Les représentants des enseignants du collège Georges Pompidou.