Les faits :
Le lundi 10 novembre et le mercredi 12 novembre 2025, les personnels du collège La Bruyère d’Osny étaient en grève suite à des menaces de mort proférées envers un enseignant ainsi que l’ensemble des personnels par un père d’élève.
Les faits ont eu lieu le 13 octobre. Un collègue a fait remonter les informations le 5 novembre, après avoir eu connaissance de l’ensemble des faits.
C’est au moment où les personnels se sont mis en grève, le 10 novembre, et que les organisations syndicales ont interpellé les autorités hiérarchiques que la direction a daigné avertir le procureur de la république des faits. Et c’est ce même mouvement qui a valu au collège de recevoir le CT EVS mercredi 12 novembre au matin et un rendez-vous à la DSDEN.
La direction n’a pas assuré son rôle de protection des élèves et des personnels, elle a même
prétendu avoir tout fait dans les règles.Des personnels ont rempli des fiches SST. La direction ne les a pas ou insuffisamment accompagnés dans les démarches.
De plus, au moment du débrayage du lundi matin, des propos remettant en cause le droit de grève et insultants envers les personnels ont été tenus par un membre de la direction ,qualifiant la grève de « prise d’otage », disant que les collègues étaient en « faute professionnelle ».
Il aurait fallu :
- Accompagner le collègue au commissariat et porter plainte au nom du collège
- Faire le signalement au procureur immédiatement
- Informer clairement les personnels des faits et de ce qui était entrepris.
Les constats :
- Les collègues et les élèves ne sont pas en sécurité physique et psychologiques dans ce collège.
- Les risques psycho-sociaux y sont élevés.
- De plus, en écoutant les personnels réunis, il ressort que les incidents ne sont pas ou insuffisamment ou trop tardivement traités, le cadre éducatif n’est pas posé. Ce qui amène le climat scolaire à se dégrader.
Liste des incidents graves évoqués par les personnels d’éducation et d’enseignement :
- Le 25 mai, un message Pronote ordurier, insultant et diffamant de la part d’une mère d’élève, accusant notamment l’un de nos collègues d’avoir poussé son fils dans les escaliers.
- Le 10 juin, des menaces proférées par un élève à l’encontre d’une collègue. Quand la collègue a légitimement déposé plainte, la direction a fait savoir à plusieurs reprises qu’elle désapprouvait la décision de la collègue.
- Fin juin : introduction d’un fumigène par un élève dans l’établissement.
- Le 3 octobre : diffamation d’un de nos collègues par un élève qui s’est en plus vanté d’avoir fait licencier le collègue pour des violences imaginaires. Réponse de la direction au rapport d’incident : « élève sous surveillance ».
- En octobre : intrusion d’une élève dans une salle de classe et bagarre entre elle et une autre élève, séparées par trois collègues qui ont pris des coups. A ce jour, les collègues n’ont eu aucun retour ni accompagnement de la direction suite à cet évènement.
- Le 16 octobre, un élève a jeté une chaise sur une AED pendant un exercice PPMS : à ce jour aucun commentaire de la direction dans le rapport d’incident.
- Le 7 novembre, agression physique, insultes, diffamation et menaces sur une collègue AED dela part d’une élève.
Revendications
Nous syndicats et organisations sous signées soutenons les revendications des personnels et parents engagés :
- Une prise en charge rapide, juste avec des réponses proportionnées aux incidents signalés, et une information à l’équipe éducative.
- L’interdiction d’accès au collège du parent d’élève ayant proféré ces menaces.
- Un poste d AED supplémentaire
- Une baisse des effectifs (25 élèves par classe maximum)
- Un volume d’ HSE plus conséquent
- Une sécurisation des abords du collège par la collectivité publique.
Nous syndicats rajoutons :
- Un rappel aux personnels d’encadrement des principes du droit de grève, que le droit de grève est un principe constitutionnel et que l’entrave à ce droit est un délit pénal.
- Que la situation éducative ne peut s’améliorer qu’avec des classes moins lourdes et plus de personnels : enseignants, vie scolaire, infirmiers, psychologue, AESH, assistante sociale.
