Ce matin, mercredi 4 novembre, les élèves du lycée René Cassin ont entamé un nouveau blocus, démontrant par là leur détermination à poursuivre la mobilisation. Assez tôt, des camions de la police nationale sont arrivés aux abords de l’établissement, alors que la situation était parfaitement calme. La saisie arbitraire d’une pancarte, puis la charge pour disperser élèves et professeurs, ont déclenché une montée en tension ; plus tard, une élève de Terminale, assise sur les marches du parvis, a été forcée de se lever, bousculée, puis brutalement interpellée et emmenée au commissariat.
La présence de plus en plus banale de la police devant les lycées témoigne d’un durcissement délibéré de la réponse politique face aux mobilisations lycéennes et étudiantes : voyant que la jeunesse n’est pas dupe des maigres promesses qu’il lui fait, et que les vacances n’ont pas éteint les flammes, le gouvernement revient à ses premières amours : la matraque. Rouvrir coûte que coûte, pour forcer un retour au calme : telle est désormais la stratégie officielle, qui s’appuie pour ce faire sur la docilité des administrations ; il est maintenant ordinaire de voir les forces de l’ordre entrer et sortir des établissements, tandis que les élèves refusent de se laisser intimider et restent à l’extérieur.
Nous dénonçons cette radicalisation de la répression, l’interpellation brutale d’adolescent.e.s, et nous renouvelons notre soutien aux lycéen.ne.s mobilisé.e.s et appelons à se mettre massivement en grève à partir de jeudi 5.
