Nous tenons à exprimer notre solidarité vis-à-vis du mouvement lycéen débuté il y a maintenant dix jours.
Face à leursrevendications légitimes et que nous partageons, le gouvernement ne répond que par une répression policière brutale et des propositions hypocrites qui ne visent qu’à réduire au silence les voix lycéennes.
Le gouvernement vient d’annoncer le passage des cours en distanciel. Cette mesure, sous couvert de pseudo continuité pédagogique ne vise qu’à casser le mouvement ; nous refusons de l’appliquer.
L’interdiction de manifester devant les établissements fermés, publiée hier à 23 heures, s’ajoute à cet arsenal de mesures autoritaires. Aucune plateforme de concertation nationale ne pourra apporter de réponse à la hauteur des revendications des élèves, par ailleurs déjà suffisamment explicites.
La seule réponse possible passera par des mesures politiques et budgétaires : réduction des effectifs par classe, recrutement de personnels, plan de rénovation climatique du bâti, fin du système de sélection à l’entrée dans le supérieur, abolition de toutes les lois et circulaires autoritaires contre les élèves (8h-18h, interdiction du téléphone…), véritable prise en compte de la parole des élèves par des moyens pour lutter contre toutes les violences (VSS, racisme, et toute autre forme de discriminations) qu’ils subissent au sein des établissements.
Solidaires de nos élèves, nous exigeons l’abandon de toute poursuite judiciaire, administrative, disciplinaire… contre eux. Nous continuerons de les soutenir dans cette mobilisation.
