Depuis une semaine, plusieurs mouvements lycéen·nes ont eu lieu dans le Val d’Oise et dans toute l’Ile de France : Cergy, Beaumont-sur-Oise, Sarcelle, Gonesse, Saint-Ouen, Créteil, Aubervilliers, Saint-Denis, Gennevilliers … Ces blocages s’inscrivent dans une rentrée qui a été mouvementée dans l’ensemble des établissements, entre les dysfonctionnements des installations numériques et les problématiques internes (emplois du temps, postes non pourvus, classes surchargées, etc.). A ces dénonciations des dysfonctionnements précis s’ajoute une critique plus globale de l’institution qui antagonise par des mesures autoritaires et arbitraires les rapport élèves/personnels, ainsi qu’une dénonciation du manque de moyens.
D’un lycée à l’autre, les problématiques se suivent et se ressemblent, illustrant les difficultés de la rentrée que l’on rencontre partout, sans obtenir de réponses globales satisfaisantes de la hiérarchie.
Ces revendications, les personnels de l’Education Nationale les partagent aussi. Cependant, la répression policière est autrement plus violente pour ces élèves qui ne peuvent exprimer leur mécontentement sans voir la police débarquer et intimider, si ce n’est arrêter certains d’entre eux. On les présente parfois comme des casseurs, des adolescent·es qui sont en rupture avec l’institution scolaire. Cependant, ce discours ne sert qu’à justifier la réponse policière. En effet, la réalité est tout autre tant leurs revendications sont légitimes.
C’est à l’institution de mettre tout en oeuvre pour que les élèves puissent faire vivre la démocratie au sein des établissements : pouvoir se réunir, pouvoir afficher leurs revendications, pouvoir se mobiliser dans un cadre sécurisé. Nous exigeons qu’aucune poursuite judiciaire ni administrative n’ait lieu à l’encontre des élèves mobilisé·es !
La CGT Educ’Action 95 soutient les lycéens mobilisés, leurs revendications, et s’opposent à la répression organisée.
