L’urgence était telle que le gouvernement a décidé de promulguer une loi le 24 août pour mettre en place l’interdiction des téléphones au Lycée, soit disant pour protéger le bien-être et la santé des élèves, améliorer le climat scolaire… Un enfumage en règle ! Après avoir laissé les élèves et les enseignants galérer pendant la canicule… Le ministère, incapable de répondre aux besoins réels des personnels et des élèves, n’existe que par des actions médiatiques démagogiques qui mettent en difficulté les établissements.
Bien être des élèves réellement ?
Avec des classes surchargées, sans possibilité de choisir son orientation, sélection avec parcoursup… C’est vrai que c’était sûrement la priorité d’interdire les téléphones plutôt que de répondre à ces éléments qui pourrissent la vie des élèves. Dans le même temps, la militarisation s’accélère. Rappelons les propos du chef d’état major (pas le premier gradé venu) : « Si notre pays flanche parce qu’il n’est pas prêt à accepter de perdre ses enfants… »
Un enfumage médiatique
Cela apparaît surtout comme un élément médiatique pour soit disant répondre à des enjeux cruciaux pour la jeunesse. Pour le bien être et la santé, il faudrait des postes, des ouvertures de classe, des moyens pour la médecine scolaire, pour le suivi des jeunes en dehors de l’Ecole…
Limiter le harcèlement, protéger la santé psychologique des élèves… C’est bien des moyens humains qui pourraient faire cela et non une interdiction des téléphones !
Le numérique dans les lycées : une obligation imposée par l’éducation
Nous sommes également dans une injonction contradictoire. Le ministère bannit le portable des établissements mais impose le numérique sans aucune réflexion pédagogique. Une obligation qui va jusqu’au manuel scolaire car aujourd’hui le manuel papier n’existe plus, il est numérique !
C’est au personnel de décider des besoins réels des élèves en accord avec les lycéens.ennes adulte en devenir. C’est la même chose pour la pédagogie : le numérique ne peut être le mot magique censé répondre aux défis pédagogiques actuels. Une nouvelle fois, nous refusons de subir l’incurie d’un autoritarisme inepte et revendiquons notre appropriation de notre outil de travail.
