Les canicules de l’été ont marqué les corps et les esprits. Températures records, usines, bureaux, hôpitaux, écoles difficilement supportables, personnels épuisés et sous tension : une nouvelle fois, ce sont les travailleur·euses qui ont été en première ligne et c’est le gouvernement qui les a désarmé·es.
Dans l’Éducation, ce sont des salles de classe invivables, des bâtiments mal isolés, des fenêtres impossibles à ouvrir correctement, des personnels contraints de bricoler avec les moyens du bord, des élèves dont les conditions d’apprentissage se dégradent. Dans les hôpitaux, les EHPAD, chez les pompiers ou dans le domaine du travail social, les mêmes difficultés se répètent : davantage de besoins, davantage de risques et toujours moins de personnels et de matériel pour y répondre.

Mais c’est aussi au quotidien : chez nous, dans nos quartiers, dehors… Depuis le mois de mai, rien n’est tenable et les plus riches nous expliquent faire face à la même situation en omettant leurs climatisations, leurs jets privés, leurs vacances au bord de l’eau, dans leurs yachts ou sur leurs jet-skis.
Et le plus inquiétant est peut-être ce que cette crise nous dit de l’avenir. Nous le savons : la question n’est plus de savoir si nous connaîtrons de nouvelles canicules, mais comment nous allons y faire face car elles seront plus rapprochées et plus fortes.
Les dirigeant·es nous demandent de faire face mais ils et elles sont responsables de la situation !
Depuis des dizaines d’années, la situation est connue mais les gouvernement successifs préfèrent mettre de l’argent dans les aides aux entreprises et dernièrement dans l’armée plutôt que de répondre aux besoins vitaux des travailleur·euses !
On nous explique qu’il n’y aurait plus d’argent et surtout pas d’argent magique, pourtant les dépenses militaires explosent. En 2026, le budget de l’armée a augmenté de 6,7 milliards d’euros et Macron annonce 64 milliards d’euros pour les armées en 2027. Mais ce qui est indispensable, ce ne sont pas leurs guerres, mais bien de permettre de répondre aux enjeux du changement climatique causé par le capitalisme. Car si la nature est sacrifiée, c’est de leur faute, à elles et eux champion·nes du capitalisme qui usent les ressources jusqu’à la corde, dans leur course sans fin vers toujours plus de profits !
Leur nouveau porte-avion à plus de 10 milliards d’euros équivaut à la rénovation d’un quart du bâti scolaire ou à l’acquisition de 250 Canadairs ou encore à des milliers de lits d’hôpitaux en plus. Pendant ce temps, TotalEnergies a engrangé 11,2 milliards de dollars de bénéfice au premier semestre 2026, soit 72 % de plus qu’un an auparavant. Quelle provocation insupportable quand on sait que ce sont précisément les grands groupes faisant leur beurre des énergies fossiles, alliés à leurs complices au gouvernement, qui sont responsables du dérèglement climatique !
Il faut donc reprendre l’argent là où il est et le redistribuer aux secteurs qui répondent aux besoins de la majorité de la population : santé, éducation, logement, salaires, environnement…
Préparer la contre-offensive, le 29 septembre et au-delà.
Nous avons tou·tes la responsabilité de la lutte!
Dans l’Éducation Nationale, nous revendiquons des établissements réellement adaptés aux fortes chaleurs : rénovation thermique massive, isolation, protections solaires, végétalisation…, mais aussi des créations de postes pour permettre aux personnels et aux élèves de travailler dans des conditions dignes.
Dans la santé, chez les pompiers, sur le terrain social, les revendications sont les mêmes : des moyens humains et matériels sont absolument nécessaires pour faire face aux enjeux actuels.
Pour toutes et tous, l’enjeu est aussi d’entrer dans l’offensive pour préserver la nature, contre les attaques qu’elle subit par la faute des ultra-riches ! Les forêts, l’eau, les produits de la terre, sont des biens communs dont les plus vulnérables ne doivent pas être privé·e·s par la faute des grands groupes dont leur profit est le seul intérêt !
Il faut donc construire une réponse collective qui répond à un même besoin!
Le 29 septembre, plusieurs secteurs appellent à la grève pour les salaires, les conditions de travail et la défense des services publics. Doivent s’y joindre aussi tous ceux et toutes celles qui luttent pour une planète vivable pour tou·te·s. Cette journée ne suffira pas à elle seule, elle doit être la première étape d’une contre-offensive plus générale.
Au-delà de la grève, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons. Alors imposons nos revendications légitimes et construisons nos moyens de lutte dans nos écoles et établissements !
C’est leur monde, leurs profits contre NOS vies !
4 pages de rentrée de la CGT Educ’action 95
L’affiche de rentrée en PDF
