Ce début de semaine a été marqué par des conditions climatiques éprouvantes, révélant une fois encore, d’une part la débandade de la hiérarchie, incapable de prendre des mesures claires et fermes pour garantir la santé et la sécurité des personnels et des usagers, d’autre part l’état catastrophique du bâti et l’absence d’isolation des écoles et établissements.
Dès le lundi 5 janvier 2026, nombre d’écoles et d’établissements n’étaient pas chauffés, et l’accueil d’élèves s’est alors opéré dans des salles entre 5 et 10 degrés. Face à ces situations, la réponse de la DSDEN a toujours été la même : ouverture coûte que coûte des établissements et accueil des enfants dans des conditions effroyables. Localement, les équipes en exerçant leur rapport de force, ou des directions consciencieuses, ont pris heureusement leur responsabilité en annulant les cours le temps que les situations se résolvent.
Pire, le mercredi 7 janvier, étant donné les recommandations émanant de la préfecture enjoignant à limiter les déplacements, étant donné l’interdiction préfectorale concernant les transports scolaires puis la suspension du réseau de bus RATP, étant donné les difficultés évidentes rencontrées par nos collègues pour rejoindre leur lieu de travail sans se mettre en danger, un nombre très important de collègues n’a pu rejoindre son lieu de travail. Là aussi, l’absence de directive claire de la DSDEN pour assurer la sécurité des personnels et usagers a créé d’énormes disparités entre les établissements du second degré, et également entre premier et second degrés. Là où les directions zélées ont maintenu aux forceps les cours, cela a engendré de nombreux accidents de trajet. Ailleurs, ces mêmes directions ont menacé les collègues de retrait sur salaire ou de rattrapage de cours.
Par conséquent, nous attendons de la DSDEN:
- Qu’elle anticipe réellement ces épisodes climatiques avec des directives claires et communiquées dans des délais raisonnables de mise en sécurité des personnels et des élèves ;
- Qu’aucun retrait de salaire ne soit effectué, ou demande de rattrapage de cours ou de formation, lorsque les collègues n’ont pu rejoindre leur lieu de travail ou lorsqu’ils ou elles ont exercé leur droit de retrait.
Par ailleurs, la rénovation et l’isolation du bâti devraient être des priorités politiques immédiates. Il est temps de mettre fin au chaos à chaque épisode climatique !
Le 9 janvier 2026, à Argenteuil
