Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Le contrat d’engagement de la circonscription d’Ecouen. Un bon exemple de management toxique et de remise en cause de la liberté pédagogique.

Lors de l’année scolaire 2024-2025, l’IEN d’Ecouen a mis en place un « contrat d’engagement » sur les écoles de la circonscription (Ecouen, Villiers le Bel, Bouqueval, Le Mesnil Aubry) en lieu et place du Projet d’école définit par la circulaire no 90-039 du 15 février 1990.

Les écoles sont fortement incitées à effectuer ce « contrat d’engagement » sur une compétence en lien avec les résultats des évaluations nationales.

Il s’agit ici de « résoudre des problèmes »  avec l’objectif d’ «augmenter de 2 points les scores de réussite des élèves chaque année en résolution de problèmes ».

Un des critères d’évaluation sera la « mesure de l’écart entre les résultats de la rentrée 2024 et de la rentrée 2025 aux évaluations nationales ».

Une bonne politique du chiffre comme dans une start-up, à partir d’indicateurs absurdes en quelque sorte !

Il s’agit aussi d’infantiliser un peu plus nos collègues en leur donnant des bonnes pratiques pour travailler la résolution de problèmes : « 2 problèmes par jour et à partir de la période 2 », « manipulation et modélisation avec le schéma en barres », « annoncer les objectifs d’apprentissages au début de chaque séance », « participer à la semaine des mathématiques » …

Comme si nous n’étions pas qualifiés et que nous n’avions pas obtenu le CRPE …

Actuellement, plusieurs collègues qui refusent d’entrer dans ce processus, reçoivent des pressions culpabilisantes de la part de petits cheffaillons ou de la manager de circonscription qui incite fortement les collègues à s’inscrire dans cette démarche, en s’invitant dans les conseils des maîtres et maîtresses.

Selon nos sources, l’IEN serait très fière d’être la pionnière sur le département, de cette nouvelle usine à gaz managériale. Il s’agit probablement de se faire bien voir du grand chef et de monnayer la suite de sa carrière …

Pour la CGT Educ’action 95, ce « contrat d’engagement », comme pour l’évaluation d’école, est un outil au cœur de l’offensive néolibérale. Une obsession pour permettre au management par le chiffre de prendre le pouvoir afin de nous soumettre aux segments de marché de la neuroéducation tayloriste.  Il s’agt tout simplement de nous infantiliser et de nous déposséder de notre souveraineté sur notre travail, de nier les apports des pédagogies sociales et critiques. Il s’agit pour ces managers de préparer les enfants aux blocs de compétences exécutives d’un marché de l’emploi ubérisé.

Par conséquent, nous donnons comme consignes syndicales :

– de boycotter ce « contrat d’engagement ;

– de construire un projet d’école en fonction de son contexte social, des besoins des élèves et des personnels qui permet de redonner du sens à notre travail.

L’horreur managériale en PJ ci-dessous :