Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

Synthèse audience DSDEN, le 03.10.25

Vendredi dernier, la CGT Educ’action 95 était reçue en audience à la DSDEN. C’est pour nous une occasion de faire écho aux réalités des collègues sur le terrain, de clarifier certaines positions de la hiérarchie, et de réaffirmer le travail vivant face au travail prescrit.

Etaient présents : M.Wambecke (DASEN), M. Pointreau (secrétaire général), Mme Arnaud-Bantos (secrétaire générale adjointe), M. Kulik (Adjoint au directeur académique en charge du 1er degré), 

Les questions posées avaient été transmises en amont à l’administration.

En gras, questions CGT Educ’action 95
En italique , les réponses du DASEN
En rouge , nos commentaires sur les réponses du Dasen

Sommaire :

1er degré

1-Nous constatons que dans les 18h de formation imposées, les personnels n’ont pas eu la possibilité de se former à EVAR alors que c’est annoncé dans les programmes. Or, l’EVAR est bien une priorité.

Le DASEN : Nous avons dit que nous formerions les enseignants, nous n’avons pas dit quand. 

2-Les personnels doivent tous s’inscrire sur GAIA sur les 3 thèmes (APQ, Harcèlement, Laïcité). Pourquoi cette obligation ? Nous faisons part de notre crainte quant à cette inscription sur le dossier des personnels.

Le DASEN : Je n’ai pas plus de réponse à vous apporter sur ce point. 

3-Nous constatons des disparités selon les circonscriptions quant au délai de prévenance des formations et sur leurs modalités d’organisation. Nous demandons à ce que ce délai de prévenance soit porté à 15 jours comme cela a été acté dans le 92 avec les organisations syndicales.

Le DASEN : Vous avez raison et nous en parlerons aux IEN. On ne peut pas demander aux enseignants de venir à une formation lorsqu’on a été prévenu : 1 semaine, 48h ou 24h à l’avance. En revanche, je ne peux pas imposer un délai de prévenance. Je vais quand même voir avec mon collègue du 92 et les autres DASEN pour qu’il y ait une harmonisation académique.

4-Dans la vidéo projeté lors de la formation « Plan égalité math-filles », il est précisé que la place des filles dans les filières scientifiques doit être accentué « dans un enjeu  économique majeur qui réduirait les inégalités salariales entre femmes et hommes». Nous estimons que l’égalité femmes/hommes doit donner lieu à une réflexion bien plus globale que celle sous le biais de l’accès des filles aux études scientifiques ! 

Le DASEN : Effectivement, le propos sur la vidéo est maladroit.

5-Certaines circonscriptions imposent 7h de rattrapage pour les journée de solidarité, alors que d’autres demandent 6h ou 6,5h. Nous demandons à ce que soit harmonisé sur 6h le rattrapage de cette journée.

Le DASEN : Je suis en accord avec cette demande, j’ai moi-même écrit aux IEN pour que cette modalité de 6h de rattrapage soit appliquée.

6-Est-il possible de déduire les 3h de formation école et cinéma des 108H ?

Le DASEN : Non, ce n’est pas possible.

AESH

1-Est-il possible d’avoir un état des lieux précis concernant les manques d’AESH, et du nombre d’enfants en situation de handicap impactés par ces manques ?

Le DASEN : 92% des enfants notifiés sont accompagnés. 

2-Certains PIALs demandent aux AESH des déclarations d’intention de grève alors qu’ils/elles n’y sont pas sujets.

La direction académique : Effectivement, cette contrainte s’impose aux PE mais pas aux AESH. Certains nouveaux IEN n’en sont peut-être pas informés.

3- Gestion catastrophique des affectations des AESH sur les PIAL qui va à l’encontre des préconisations F3SCT : beaucoup de problèmes sont signalés qui influent négativement sur les conditions d’accueil des élèves porteurs de handicaps et sur les conditions de travail des personnels ?

Le DASEN : Les AESH sont ventilé·es en fonction des besoins. Nous comprenons que cela soit difficile pour certains personnels mais il n’y a pas d’autre choix. Les pilotes de PIAL font au mieux. 

4- Pourquoi toutes les AESH en REP+ ne touchent-ils/elles pas la prime modulable, comme les enseignants (ex : dans une école REP+, une seule l’a reçue). 

Le DASEN : C’est au cas par cas, il faut nous renvoyer les situations.

2nd degré

1-Les effectifs explosent en LP, ce qui pose des problèmes  en terme d’acquisition des apprentissages, mais également en terme de sécurité (plateaux techniques non-adaptés notamment). Quel regard portez-vous sur cette situation complexe ?

Le DASEN : Dans le Val d’Oise il y a quelques années des centaines d’élèves post classe de 3e se trouvaient sans place, sans orientation, sans solution.
Plusieurs leviers ont donc été utilisés : travailler l’ambition des élèves, de manière à ce qu’ils se sentent autorisés à faire des études longues / créer des places dans le secteur professionnel (accompagné par les services de la région) et combler les places vacantes du pro avec les élèves sans solution.
Il a été demandé aux chefs d’établissement de procéder à du « surbooking » (propos assumé par le Dasen) car les effectifs baissent dans l’année. 
Je compte contacter les proviseurs des lycées cités pour faire un point sur les effectifs en LP. La politique du « surbooking » pourra être revue s’il s’avère qu’elle ne fonctionne pas.

2-Le parcours en Y s’est avéré être une véritable « usine à gaz », classes vidées en fin d’année.

Le DASEN : L’année 24-25 était à ce propos une année d’ajustement, d’observation. Il semblerait judicieux d’adapter la fin d’année en fonction de la présence ou non des élèves. L’institution reste vigilante quant aux effets pervers des nouvelles réformes.

3-Un certain nombre de postes non-pourvus empêchent une scolarisation des élèves dans les meilleures conditions. 

Le DASEN : La vraie difficulté à laquelle l’institution n’a pas réussi à répondre c’est le fait que dans certaines filières (notamment biotechniques) le métier n’attire pas la reconversion des professionnels en tant qu’enseignants.

Peut-on avoir une liste des BMP et postes non-pourvus ?

Le DASEN : On ne l’a pas car cela change trop souvent pour que nous ayons une liste à jour.

5-Les effectifs explosent en LG (parfois 36-37/classe). Certains élèves redoublants n’ont pas de place dans leurs spécialités.

Le DASEN : De grosses avancées ont été réalisées pour cette rentrée dans les collèges où les effectifs sont passés à 24 en REP+, 26 (en fonction de l’IPS) ou 28 pour les REP.C’est un choix qui a été fait, de prioriser le collège par rapport au lycée et c’est un choix assumé.

Globalement, le nombre d’élèves est le même qu’en 2017 alors qu’il y a 800 postes en plus. Il est faux de dire qu’il y a moins de moyens dans le 1er degré et au collège.

6-La présence policière massive et régulière des forces de l’ordre devant les établissements est contre-productive en matière d’éducaiton et de pédagogie. Cela va-t-il durer longtemps ?

Le DASEN : Nous sommes confrontés à une problématique d’introduction d’armes blanches dans les établissements. Je ne peux me résoudre au fait que c’est aux enseignants de régler cette question.

Le DASEN : Le préfet intervient dans les thématiques de l’Education Nationale sur les questions régaliennes.

Le préfet doit émettre un avis sur la carte scolaire et il est important de mettre en relation les services de l’Etat pour ne pas léser certains territoires. 

D) Problèmes de paie pour plusieurs collègues, salaires de contractuels non versés, retard dans le paiement du SFT, retard dans le traitement du classement des stagiaires des années précédentes, non remboursement du pass navigo …

Le Secrétaire général : Faîtes nous remonter les situations.

Puis évocation de situations individuelles et collectives