Communiqué de la CGT Educ’action du Val-d’Oise du 11 juin 2025
Depuis le 7 octobre 2023 l’Etat d’Israel commet impunément et aux yeux de tous un génocide sur le peuple palestinien. Les massacres et bombardements se poursuivent actuellement, la semaine dernière une école de Gaza City a été bombardée faisant 35 morts et des dizaines de blessés. Le gouvernement affame la population et empêche l’aide humanitaire d’accéder à la bande de Gaza comme en témoigne cette semaine l’arrestation de l’ensemble de l’équipage de la flottille de la liberté.
Face à la mobilisation : la répression
Face à ce génocide, des mobilisations internationales d’ampleur ont lieu depuis plus de vingt mois.
Cette solidarité s’est heurtée à une répression d’Etat féroce, allant de l’interdiction des manifestations à la poursuite judiciaire de militants syndicaux, politiques, associatifs et la dissolution d’organisations telles qu’Urgence Palestine et la Jeune Garde.
Dans l’Education, la répression s’est étendue à nos collègues : une enseignante de Sens a été notifiée d’un blâme après avoir été suspendue pour avoir organisé une minute de silence à la demande de ses élèves en hommage aux victimes de Gaza.
Dans le collège Flora Tristan à Paris, un enseignant est sous la menace d’une sanction suite à une vidéo collective des personnels dans laquelle ils interpellent les dirigeants politiques pour demander la fin du génocide .
Dans d’autres établissements encore, les personnels et les élèves qui osent s’indigner et dénoncer la colonisation et le meurtre de masse de dizaine de milliers de personnes, dont des milliers d’enfants, subissent des pressions et des menaces de leur hiérarchie. S’ils nous répriment et tentent de nous museler, c’est qu’ils craignent un mouvement d’ensemble des travailleurs et de la jeunesse, seul à pouvoir remettre en cause le soutien complice des Etats impérialistes, dont la France, à l’Etat d’Israel. C’est ce que nous ont montré les dockers de Marseille, de Gênes ou de Tanger en déroutant l’envoi des armes à l’Etat d’Israel.
Nous avons un rôle à jouer
La lutte pour la libération de la Palestine est indissociable du soutien à tous les réprimés qui ont osé exprimé leur solidarité. C’est pour cela que nous exigeons le retrait de toutes les sanctions visant nos collègues, nos élèves et toutes celles et ceux qui sont aujourd’hui réprimés.
Dans la continuité des rassemblements et des mouvements de soutien à notre collègue de Sens, nous appelons à la poursuite des mobilisations de soutien au peuple palestinien et contre la répression par une journée de grève le mardi 17 juin 2025 à 14h, devant le ministère de l’Education nationale. Soyons nombreux à la manifestation du samedi 14 juin à 14h place de la République et au rassemblement de soutien à Anasse Kazib, convoqué pour avoir soutenu le peuple palestinien, le 18 juin à 12h au tribunal de Paris.

