Syndicat unifiant tous les personnels de l’Éducation nationale du Val-d’Oise, de la maternelle au lycée.

3 jours de carences, 4 000 suppressions de postes… Une attaque sans précédent : une réponse d’ampleur est nécessaire !

Édito de la CGT Educ’action 95 du 11 novembre, réactualisé le 15 novembre 2024.

Les attaques pleuvent sur les travailleur·ses : destruction de dizaines de milliers d’emplois dans l’industrie, destruction de 100 000 postes de fonctionnaires dans la territoriale, destruction de 4000 postes d’enseignant·es, attaques contre les arrêts maladie, aggravation du choc des savoirs… Attaque globale, riposte globale !

En cas de maladie, 3 jours de carence, 90% du traitement, cela représente plus de 10% de notre salaire quand on est malade.

Voilà les chiffres.
Les chiffres ne disent pas la dégradation extrême des conditions de travail. 
Les chiffres ne disent pas l’épuisement, la perte de sens.
Les chiffres ne disent pas la maltraitance subie par les personnels.
Les chiffres ne disent pas qu’un arrêt médical n’est pas prescrit par les personnels mais par des professionnels de santé, seuls aptes à en délivrer. 

Les chiffres sont donc d’autant plus cruels. Mais ils sont imparables. Du moins du point de vue de la classe dirigeante, en quête de réduction des dépenses, qui balaie ainsi de son mépris la santé des personnels, mais aussi la santé publique : en effet, nombreux seront les agent·es à se rendre, malades, sur leur lieu de travail plutôt que de perdre des jours de salaire.

Continuons dans les chiffres alors, surtout lorsqu’on ose nous dire qu’il faut bien faire un effort, braves gens du public, ne serait-ce que par souci d’égalité avec les salarié·es du privé ! En réalité, soyons tous conscient·es que seul 1/3 des salarié·es du privé  sont soumis·es à des jours de carence et à une baisse (inadmissible) de salaire pour raisons de santé.

Attention donc au poison de la division ! Car il s’agit bien de sacrifier les agent·es de la fonction publique : des aides-soignant·es, aux enseignant·es ! 

CA SUFFIT ! 3 jours de carence, 3 jours de perte de salaire,
doivent se traduire par 3 jours de grève reconduite !

Dans ce cadre, les organisations syndicales dans un front large appellent à la grève le 5 décembre. Nous devons nous saisir de cette date pour en faire un ultimatum, en étant toutes et tous en grève, pour nous regrouper largement au sein des assemblées générales et en étant massivement dans la rue.

Nous mettons en perspective et en discussion la reconduction du mouvement les 11 et 12 décembre pour faire la liaison avec les cheminot·es et les salarié·es qui subissent les licenciements et ainsi imposer un réel rapport de force pour gagner !