Les attaques pleuvent sur les travailleur·ses. Syndicalistes, nous les connaissons, il n’est pas utile de toutes les rappeler : destruction de dizaines de milliers d’emplois dans l’industrie, destruction de 100 000 postes de fonctionnaires dans la territoriale, destruction de 4000 postes d’enseignant·es, attaques contre les arrêts maladie, aggravation du choc des savoirs…
Pour autant, du point de vue de la stratégie syndicale nationale, c’est encore le brouillard.
Notre CEx réunie aujourd’hui, le 13 novembre, réaffirme l’impérieuse nécessité d’une stratégie de riposte coordonnée des secteurs du monde du travail concernés, qui mette en confiance les salariés.
En effet, nos collègues réclament un plan clair, crédible et annoncé, pour gagner, et non de journées “de mobilisation” sectorielles, désarticulées et désincarnées.
Puisque c’est la question de la grève et de sa reconduction qui est centrale, au vu des informations qui nous parviennent – appel à la grève fonction publique le 5/12 ou le 10/12, appel à la grève unitaire illimitée dans le Rail à partir du 11/12, manif nationale contre les plans de licenciement le 12/12 – la CGT Educ’action 95 considère que dans ce contexte:
- une journée fonction publique le 5/12 perd sa pertinence par rapport à un appel le 10/12.
- la proposition de 3 jours de carence = 3 jours de grève, en même temps que les cheminots prend tout son sens et mérite le débat.
La Commission Exécutive de la CGT Educ’action 95
