Article issu du dernier bulletin de la CGT Educ’action 95

1. Pourquoi soutenir le mouvement étudiant international en soutien au peuple palestinien ?
Syndicalistes à la CGT, nous sommes par essence internationalistes, fraternels avec nos frères et sœurs de classe dans leur lutte pour l’émancipation. Personne ne peut être insensible face à la catastrophe et au génocide en cours. Car c’est bien de cela dont il s’agit, quand on enferme, bombarde, affame une population, quand on détruit toutes ses infrastructures, les hôpitaux, les écoles.
De par le monde, les étudiant·es s’organisent pour discuter, dénoncer, occuper et bloquer leurs universités ou leurs lycées en solidarité avec la Palestine, horrifé·es par l’ampleur des crimes en cours. Ils et elles portent le mouvement de solidarité et ont une capacité d’impulsion.
Le gouvernement français qui criminalise le mouvement social ne s’y trompe pas, c’est pour cela qu’il réprime durement les étudiant·es – 81 étudiant·es à la Sorbonne ont fini en garde à vue après avoir été violenté·es par la police et les vigiles. Au même moment, les nazis défilaient tranquillement au coeur de Paris. Cela s’inscrit dans un mouvement global qui vise à mettre au pas la jeunesse et les travailleurs.
2. Pourquoi le mouvement ouvrier a un rôle à jouer ?
La CGT, par son histoire a démontré qu’elle pouvait être une force centrale pour la paix et dans la lutte décoloniale. Le mouvement ouvrier est une force sans commune mesure dans sa capacité à bloquer l’outil de production, par exemple pour concrètement s’interposer à la production et à la vente d’armes. La grève, c’est une force de blocage économique mais aussi de libération politique d’expression de solidarité concrète contre le cynisme des faiseurs de morts qui exploitent et mutilent partout dans le monde !
3. Vers un mouvement de grève ?
Pour être raccord avec ce qui est en train de se passer, il faudrait que toutes les organisations syndicales au niveau interprofessionnel appellent un mouvement de grève pour l’arrêt du génocide, un cessez-le-feu immédiat, l’arrêt des livraisons d’armes, stopper tous les liens diplomatiques et économiques avec le gouvernement israélien… qui pourrait se faire conjointement à une montée nationale. Car pour stopper le génocide, stopper la colonisation, il faudra plus que des mots mais aussi mettre en difficulté l’impérialisme français !
