Communiqué de la CGT Educ’action 95 :
Un petit rappel pour les classes dédoublées un seul BD viendra remplacer sur deux classes. Je suis consciente que certaines classes ne permettent pas d’accueillir 25 élèves mais il faudra s’organiser avec les moyens que nous aurons (ce n’est pas facile mais peut-être les formations pourront être maintenues)
Ce sont ces mots qu’une circonscription a envoyés dans un mail (voir ci-dessous) aux écoles de son périmètre. De plus en plus de collègues d’Argenteuil, Bezons, Cergy, Sarcelles, Garges, Villiers le Bel, Goussainville, Gonesse nous contactent pour nous dire qu’ils accueillent aussi les élèves de GS, CP ou CE1. Ce qui semblait être officieux, le remplacement d’un collègue sur deux en classe dédoublée ou le non-remplacement d’un collègue en co-intervention, se confirme de manière officielle. La DSDEN 95 remet donc en cause le sacro-saint dédoublement des classes de GS, CP et CE1 en REP et REP+ si cher à la com’ du ministère à chaque rentrée.
De façon générale, la situation dans les écoles où plusieurs classes ne sont pas remplacées sur des absences longues est intenable. 118 classes sans enseignant.es hier dans le Val d’Oise, et l’année ne fait que commencer.
Comme toujours on demande aux collègues présent.es de pallier les manques de l’administration dans des conditions de travail qui se dégradent.
Le dédoublement des classes de GS, CP et CE1 en REP et REP+ s’est fait sans création de postes, faisant disparaître le dispositif « Plus de maîtres que de classe », faisant monter les effectifs des autres niveaux dans les REP et REP+ et finissant de réduire à peau de chagrin le nombre de postes de BD.
Pour autant le remplacement du collègue absent n’est pas mentionné dans les missions des enseignant.es titulaires des classes de GS, CP et CE1 dédoublés. Les élèves et les enseignant.es n’ont pas à être gérés selon cette arithmétique de pénurie.
La CGT Educ’action 95 exige l’arrêt immédiat de tous les dispositifs – telles les constellations – dont les fondements même posent problème, et qui conduisent aux situations absurdes et intolérables de remplacer des fonctionnaires présents sortis de classe sous injonction d’un dispositif, quand tant d’écoles sont en souffrance face aux non-remplacements.
La CGT Educ’action 95 demande donc aux équipes de réagir par des motions d’écoles pour dénoncer le manque de moyens.
Nos revendications :
- Augmenter massivement les salaires de 400 euros pour toutes et tous (pour assurer le rattrapage) et augmentation immédiate réelle du point d’indice, au-delà de l’inflation cumulée.
- Créer massivement des emplois sous statut réservés aux missions de remplacements : la pénurie, ça suffit ! Continuité effective de service public, pour les collègues, les écoles, les enfants et les familles : toutes les absences prévues doivent être remplacées !
- Recruter massivement des personnels administratifs pour gérer au mieux les remplacements.
- Améliorer les conditions de travail pour limiter les arrêts face à l’épuisement professionnel liés aux procédures managériales.
- Gestion humaine des remplacements.
- Des effectifs réduits pour toutes les classes de l’éducation prioritaire.
- Le rétablissement des RASED et des « plus de maîtres que de classe ».
- L’application de la liberté pédagogique et la fin des évaluations standardisées.
- La prise en compte des formations aux pratiques pédagogiques alternatives dans les 108H.
Argenteuil, le 29/09/2023
Capture d’écran de la communication d’une CPC de circonscription

