[Voie pro] Le 17 novembre, amplifions la grève exceptionnelle du 18 octobre !

Communiqué CGT Educ’action du 21 octobre 2022
La grève du 18 octobre a été historique et à la hauteur des enjeux : refuser massivement la réforme Macron de démantèlement de la voie professionnelle sous statut scolaire. C’est bien une grève majoritaire qui s’est déroulée. Le taux de grévistes a dépassé en moyenne 60% pour culminer dans de nombreux établissements à plus de 80% comme dans les académies parisiennes. Beaucoup de lycées professionnels ont été décrétés « lycées morts » et ont affiché sur leurs grilles des banderoles exprimant leur colère et leur détermination. Les cortèges ont été très fournis : plus de 3000 à Paris, 1200 à Marseille, 1000 à Bordeaux, 800 à Grenoble, 700 à Montluçon…

Pourtant le ministre de l’Éducation est resté silencieux face à cette mobilisation exceptionnelle des personnels. Les déclarations de Carole Grandjean, ministre déléguée à l’enseignement professionnel, qui laisse entendre que certains aspects seraient négociables, ne sont pas sérieuses. Cette stratégie de communication n’a pour objectif que de gagner du temps et faire retomber la motivation des personnels.

C’est pourquoi, la CGT Éduc’action a décidé de boycotter, après lecture d’une déclaration intersyndicale, les groupes de travail et leur installation le vendredi 21 octobre. En effet, sont déjà actées, «  l’augmentation des périodes de stages », « l’ajustement des cartes de formation, l’adaptation des organisations pédagogiques aux élèves et l’adaptation des projets d’établissement aux réalités locales». Cette définition du dialogue social et le calendrier qui l’accompagne, avec des textes réglementaires présentées au CSE en janvier et février ne sont pas acceptables. La CGT Éduc’action, exige avant tout un bilan de la réforme Blanquer, responsable d’une diminution drastiques des heures disciplinaires et de de la perte de sens du métier ressenti par les personnels.

D’ores et déjà, la CGT Éduc’action soutient toutes les initiatives des établissements mobilisés notamment contre leur fermeture en septembre 2023, à Paris comme dans le grand Est.

La CGT Éduc’action appelle l’ensemble des personnels à une nouvelle journée nationale de grève le jeudi 17 novembre. Pour construire cette mobilisation et amplifier celle du 18 octobre, elle s’inscrit dans la semaine d’action du 7 au 10 novembre proposée par l’intersyndicale nationale. « Chaque initiative intersyndicale comptera : HIS communes, Assemblées générales, communication auprès des parents et des acteurs locaux, campagne de signatures de la pétition, tractages… ». Elle appelle ainsi l’ensemble des personnels à se joindre à la mobilisation interprofessionnelle sur les salaires du 10 novembre.

Faisons du 17 novembre une journée « lycées professionnels morts » à l’échelle du territoire.

La CGT Éduc’action exige toujours le retrait de ce contre-projet de réforme. C’est pourquoi elle appelle les personnels à mettre en débat la reconduction de la grève en assemblées générales.

A retrouver également : communiqué de presse intersyndicale CGT et la FSU qui ont tenu à porter la colère des PLP aux concertations avant de quitter la séance.

La réforme des LP expliquée à toutes et à tous


Retrouvez également nos derniers communiqués et les publications de la CGT Educ’action 95 concernant la casse de la voie professionnelle :

[1er degré] Le non-remplacement dans les écoles

Depuis le 1er septembre, le manque de remplacement est criant avec l’application Andjaro qui a complètement désorganisé les écoles et les services. Avec les remontées de terrain, dans de nombreuses écoles, les élèves ont perdu plusieurs jours de classe. Les collègues en arrêt maladie pour 1 ou 2 journées, ne sont plus remplacés. Seuls les collègues en formation le sont. Une application numérique managériale ne peut se substituer au recrutement et à la création de postes de brigade. Toutes les directrices et directeurs, rencontrés par la CGT Educ’action 95, nous ont confirmé leur mécontentement face à cet outil.

La CGT Educ’action 95 demande l’abandon au plus vite d’Andjaro, le recrutement au plus vite de brigades via les listes complémentaires et une gestion humaine des moyens de remplacement.

Nous t’invitons donc à remplir ce formulaire régulièrement afin de nous faire remonter tous les dysfonctionnements liés au remplacement : https://framaforms.org/dysfonctionnements-titulaires-remplacants-95-1665650746


Retrouvez également les courriers et publications de la CGT Educ’action 95 concernant la situation et la gestion de la bridage départementale :

[1er degré] Mutation inter-départementale 2022-2023

Les opérations de saisie des voeux seront ouvertes du 16 novembre (midi) au mercredi 7 décembre 2022 (midi) dans le service SIAM dans iprof.

Pour ne pas sauter dans l’inconnu, vous pouvez compter sur la CGT Éduc’action et ses élu·es pour vous accompagner.

La CGT Educ’action 95 dénonce le peu de demandes satisfaites, les années précédentes, par la DSDEN 95, pour changer de département. Souvent les collègues ont le nombre de points pour rentrer dans un autre département mais n’en ont pas assez pour quitter le Val d’Oise. Atteindre 500 points pour quitter le département est quasiment impossible car les services ne laissent pas les collègues partir. De nombreux collègues sont en souffrance et considèrent qu’ils sont prisonniers du département. Tous les collègues qui demandent un changement de département doivent pouvoir quitter le Val d’Oise à court ou moyen terme.

La CGT Educ’action 95 appelle les collègues à s’organiser collectivement face à la non-mutation dans le Val d’Oise.

Merci de remplir cette enquête pour préparer votre mutation :
https://docs.google.com/forms/d/1QoTeIMoqXV3kjh5K-HgpyF0b0GF371HFvu_9JXylovY/edit

Au mois de novembre, nous organiserons bientôt deux heures d’informations syndicales pour vous expliquer la procédure de mutation.

A voir également : comparateur de mobilité (ministère)

Contre la casse du lycée pro, pour nos salaires et nos retraites : après le succès du 18 octobre, on continue !

La CGT Educ’action 95 appelait à la grève, à se réunir en AG et à manifester ce mardi 18 octobre 2022, en particularité dans les LP contre le projet Macron qui vise à détruire la voie professionnelle, nos métiers et sacrifier nos élèves. Elle appelait aussi l’ensemble des collègues à rejoindre le mouvement d’ensemble interprofessionnel pour exiger une hausse générale des salaires, défendre le droit de grève et mettre un coup d’arrêt à la contre-réforme des retraites. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de la CGT Educ’action, celui de la Confédération CGT ainsi que l’appel de l’AG d’Argenteuil dont nous avons été à l’initiative.

Communiqué CGT Educ’action : Le 18 octobre une mobilisation exceptionnelle dans les lycées professionnels, point d’appui pour le retrait du projet Macron !
Communiqué Confédération CGT : Toujours plus mobilisés pour l’augmentation générale des salaires et pensions
L’appel de l’AG de grévistes des personnels d’éducation à Argenteuil le 18 octobre 2022
Les prochains rendez-vous :

AG extraordinaire interpro et intersyndicale, le jeudi 20 octobre 2022 à 18h à la Maison des Syndicats à Cergy

AG éducation de rentrée des vacances du bassin Argenteuil-Bezons pour organiser la suite de la mobilisation, le jeudi 10 novembre 2022 à 18h à l’Espace Mandela d’Argenteuil

[1er degré] Stop aux évaluations GS, CE2 et CM2

Les évaluations départementales GS, CE2 et CM2, imposées dans des circonscriptions par des IEN zélés qui font pression sur les CPC et les directeurs ne sont pas obligatoires.

Ces évaluations représentent une surcharge de travail et entravent la liberté pédagogique. Il n’existe aucun texte national qui impose ces évaluations !

Elles s’inscrivent, avec les évaluations d’école et les formations constellations, dans l’évaluation permanente pour « contractualiser des objectifs » afin de privatiser.

C’est celle du management agressif par délégation d’autorité qui tue le collectif de travail, celle de la dictature des « indicateurs », de l’empilement des « dispositifs ». Une école qui substitue à la construction des savoirs des listes de compétences, qui confond individualisation et personnalisation des apprentissages. Une école où la méthodologie de projet est l’héritière de la « gestion axée sur les résultats » du new public management, où règne la compétition et la mise en concurrence.

Vous êtes parfaitement en droit de ne pas les faire passer et de faire remonter les résultats.

La CGT Educ’action 95 demande l’abandon immédiat de ces évaluations et s’adresse au directeur académique.
Merci de nous faire remonter à : sden-cgt-95@wanadoo.fr
toutes les pressions éventuelles.
Pour aller plus loin : [1er degré] Nos dernières publications d’autodéfense

[1er degré] Compte-rendu de l’audience des brigades départementales du 12 octobre 2022

Hier après-midi, l’intersyndicale : CGT Educ’Action 95, Snuipp-Fsu 95, Snudi-Fo 95, Se-Unsa 95 et Sud Education 95 était reçue par le directeur académique.

Nous avons évoqué :

  • la situation des remplacements dans les écoles (non remplacement, changements multiples, rupture de la continuité pédagogique) ;
  • la situation des remplaçants (gestion déshumanisée, affectation sur écoles de rattachement et en ASH).

Le directeur académique a reconnu les multiples dysfonctionnements. Le logiciel Andjaro n’était pas prêt au 1er septembre. S’il n’aime pas changer les règles en cours de route, il a annoncé la création d’un observatoire du remplacement. Il est prêt à revoir l’utilité d’Andjaro après les conclusions de cet observatoire.

La DSDEN 95 va planifier et anticiper pour la suite de l’année, les remplacements qui concernent les formations (REP+, CAPPEI, etc).

La CGT Educ’Action a insisté pour qu’il y ait un droit d’usage à ce que les collègues ne soient pas placés en remplacement long sur leur école de rattachement. La DSDEN sera vigilante sur ce point.

Nous avons fait part du mal-être des collègues qui n’arrivent pas à rentrer en contact avec leur gestionnaire. La DSDEN conseille aux collègues de contacter pour tout problème le secrétariat de circonscription dont dépend leur école de rattachement.

La CGT Educ’action 95 appelle les collègues :

  • à rester en lien collectivement ;
  • à être vigilant sur les annonces du DASEN ;
  • à nous faire des remontées dès qu’ils sont en remplacement sur leur école de rattachement ;
  • à nous faire des remontées pour chaque dysfonctionnement ;
  • à proposer aux écoles des motions sur le non remplacement.

La CGT Educ’action 95 reste vigilante et mobilisée. Nous demandons toujours :
– Le retour à une gestion efficiente des brigades de remplacement : des titulaires remplaçant·es (TR) géré·es en circonscriptions et des TR spécialisés géré·es en DSDEN (BD IA, BD ASH, BD REP +, BD StFc) ;
– Le respect des règles d’attribution des ISSR pour tous les remplaçants quel que soit le poste occupé (« vacant » ou non) ;
– L’équité de traitement entre les brigades, sur la proportion de remplacements dans l’école de rattachement et un engagement à ne pas placer des TR en remplacement long ou toute l’année sur leur école de rattachement (sauf si le collègue le demande) ;
– La création de postes supplémentaires de titulaires remplaçants à la hauteur des besoins ;
– Le respect des règles de diffusion des coordonnées personnelles (RGPD, conforme à l’accord signé entre BD et DSDEN).


Retrouvez également les courriers et publications de la CGT Educ’action 95 concernant la situation et la gestion de la bridage départementale :

Communiqué CGT Educ’action 95 (13/10) : Toutes et tous en grève le 18 octobre 2022

Pour l’augmentation générale des salaires,
Contre la casse du lycée professionnel,
Contre la réforme des retraites

C’est le moment ! Nous avons tous du mal à joindre les deux bouts…
Travailleuses et travailleurs de la Pétrochimie, de l’Energie, des transports, de l’éducation nationale, etc. toutes et tous ensemble en grève le 18 octobre 2022 pour dire : Salaires, retraites, représsions, … Mêmes revendications, Même combat !

En grève le 18 octobre pour le retrait du projet Macron contre le LP : Kit de mobilisation et informations

Les rendez-vous du 95 :

Les initiatives du 18 octobre 2022Le lieu et l’heure
Assemblée Générale bassin Cergy/Pontoise puis départ à la manifestation à Paris 9h30 – Maison des syndicats de Cergy – Salle 2
Assemblée Générale bassin Argenteuil puis départ à la manifestation à Paris 9h30 – Espace Mandela à Argenteuil – Salle 1
Assemblée Générale bassin Garges/Sarcelles 9h30 – Les Vignes Blanches à Sarcelles
Manifestation régionale Éducation nationale
La jonction avec la manif interpro et intersyndicale est en cours d’organisation
RV métro St-François-Xavier – 14H vers le ministère
Mise à jour 14/10/2022

1er degré : déclaration d’intention de grève a envoyé avant samedi 23h59 (proposition modèle ci-dessous)

[UD CGT 95] Motion de soutien aux grévistes des raffineries

A Cergy, le 12 octobre 2022,
L’union départementale CGT du 95 apporte tout son soutien aux salarié.es en lutte et en grève dans les raffineries de chez TOTAL et ESSO ExxonMobil. Nous dénonçons la campagne de désinformations sur les salaires, sur les motifs de la grève et sur les « résultats » du pseudo dialogue social dans l’entreprise ESSO ExxonMobil. Le grand capital sort les dents lorsqu’il se sent attaqué et use de tous les viles stratagèmes pour discréditer l’action collective. Pire, après ce matraquage anti-grévistes, la 1ere ministre décide de recourir à la perquisition pour casser la grève. Par là-même, le gouvernement porte un nouveau coup au droit de grève, droit fondamental et constitutionnel.
A nous travailleurs et travailleuses qui essayons quotidiennement de joindre les deux bouts, qui luttons pour une juste répartition des richesses de suivre leur exemple et d’amplifier les mobilisations dans nos entreprises et nos administrations. Le camp d’en face n’a jamais cédé car nous avions demandé poliment !
L’UD CGT 95 exprime sa solidarité avec les grévistes et soutiendra toutes actions qu’ils décideraient de mettre en œuvre. Nous appelons l’ensemble des salarié.es du Val d’Oise à se réunir en AG et à étendre le mouvement. L’ensemble des Unions Départementales et des Fédérations se réunissent en urgence aujourd’hui et demain. Nous vous proposerons dans les jours qui viennent une assemblée générale exceptionnelle sur notre département.

[Voie Pro] Macron attaque le lycée pro : nos métiers détruits, les lycéens sacrifiés

Analyse de la réforme prévue du Lycée Pro par la CGT Educ’action 95 – octobre 2022

Il faut «ré-arrimer très en profondeur et en amont le lycée professionnel avec le monde du travail», c’est ainsi que présente Macron les enjeux de la réforme. Ré-arrimer le lycée professionnel, ce bateau qui prend l’eau suite aux nombreuses réformes et à sa destruction systématique par les gouvernements successifs. Le ré-arrimer à un monde du travail c’est à dire aux volontés du patronat d’avoir une main d’oeuvre toujours plus docile et corvéable, où le niveau de formation diminue afin qu’elle ait moins les capacités de critiquer ou d’évoluer. Cela pose la question de ce que nous faisons dans nos classes, dans nos ateliers et du sens même de nos métiers !

Cadre des formations : tchao !

« À travers cette réforme, on puisse laisser plus de liberté pédagogique correspondant aux besoins du terrain (…) et laisser aux enseignants plus de latitude et de liberté ».

C’est le cœur de la nouvelle réforme du lycée professionnel, détruire le cadre des formations. À l’heure actuelle, un élève en électricité a la même formation qu’il soit à Paris ou à Toulouse. Avec la réforme, cela ne sera plus le cas.

Derrière ce mensonge sur la « liberté pédagogique », c’est en réalité s’adapter aux besoins du patronat au niveau local. La possibilité de choisir le nombre d’heures par matière, en fonction de ce qui serait jugé nécessaire au niveau local. La démocratie de l’éducation nationale, on le sait, ne mettra pas aux centres les volontés des lycéens ou des enseignants mais bien celui des entreprises et des rectorats, très souvent en antagonisme avec ce qui est bon pour nous et les jeunes.
Pour les lycéens, ce sera moins de contenu disciplinaire et donc une difficulté plus importante pour s’insérer sur le marché du travail ou pour poursuivre dans l’enseignement supérieur.

La formation n’aura pas pour but de former un élève sur l’ensemble d’un champ professionnel mais aux exigences d’une entreprise. Un élève ne se forme pas à changer des roues chez speedy mais à être capable de réparer une panne pour tous les modèles. Les salarié.e.s seront contraint.e.s de se former avec des boites privées dans le reste de leur vie professionnelle comme prévue dans la loi sur la formation professionnelle…

De plus, il y aura des différences importantes en fonction des financements des établissements. Nous ne serons plus des enseignants, dont le but est de délivrer des connaissances pour nos élèves, on nous demandera de délivrer des compétences voulues par les entreprises du bassin et pas plus.

La fin du cadre des formations c’est :
– Une main mise des institutions sur nos métiers
– Des suppressions de postes
– Une concurrence plus importante entre les établissements
– Une précarité plus grande des élèves sur le marché du travail

Fermeture de filières

« il faut regarder formation par formation (…) et donc fermer certaines formations et en ouvrir d’autres».

Une déclaration assez claire, l’objectif est de fermer certaines filières comme la Gestion Administration, celle qui est la plus souvent mise en avant. En fait, ce sera aussi la fermeture de filières qui ne correspondent pas au bassin d’emploi local. Dans un secteur industriel, les formations de services seront menacées; dans d’autres cas ce sera l’inverse. Pour les collègues, cela se traduira par des mutations forcées, pour les élèves une impossibilité de choisir réellement une formation qui leur plaise.

Leur seul choix sera dictée par l’employabilité à court terme, au bon vouloir des institutions. L’objectif n’est donc plus de former des jeunes mais de répondre aux besoins directs des entreprises et non aux enjeux de former une jeunesse capable de réfléchir et d’évoluer dans le monde d’aujourd’hui.

Des nouvelles formations ?
La CGT Educ’action a déjà fait des propositions pour faire évoluer la carte des formations notamment pour favoriser la diversité des parcours et s’adapter à l’évolution de la société, aux enjeux écologiques… Sans évolution majeure. Non, cela sera, au mieux des fusions de filières existantes, au pire juste des paillettes pour les plus crédules d’entre nous.

CHAMBOULEMENT DES FILIÈRES :
– Suppressions et disparitions des filières
– Suppressions de postes et mutations forcées
– Impossibilité pour les lycéens de choisir leurs formations

Former de la chair à patron ?

«Les temps de stage d’au moins 50%»

50% de temps de stage, c’est au moins 13 semaines de stage. Cette annonce s’accompagne d’un soi disant paiement de cette période à un montant totalement dérisoire pour les élèves, un cadeau de plus pour les entreprises.

C’est aussi penser que la formation en entreprise est équivalente à celle dans les ateliers de l’établissement. Une insulte pour les enseignant.e.s au mieux, au pire c’est une volonté claire de dire qu’on ne sert à rien. Penser qu’une entreprise pourra former des jeunes à toute une série de métier au sein de la formation c’est se mettre le doigt dans l’oeil très profondément. Elle le formera uniquement sur sa spécialité, sur son fonctionnement et c’est tout. On le sait qu’une telle formation ne permettra pas à nos élèves de s’adapter aux différentes entreprises.

Cela induit de supprimer au moins 5 semaines de formation au lycée. C’est s’assurer que les jeunes soient moins formés pour leur futur métier mais aussi moins capable de réfléchir sur le monde qui les entoure. Donc, la continuité dans l’enseignement supérieur sera encore plus complexe pour les lycéens professionnels. Comment peut- on pleurer sur la baisse du niveau et dans le même temps réduire le temps de formation pour les élèves les plus fragiles ? C’est aussi poser la question de la société que nous voulons.

50% de stage en terminale, c’est :
– Une main d’oeuvre quasi gratuite et corvéable à merci
– Une diminution du temps de formation
– Une précarisation encore plus grande des lycéens professionnels sur le marché du travail

Une nouvelle réforme, alors que l’ancienne a un bilan catastrophique :

La réforme de 2018 a déjà vu un profond bouleversement du lycée professionnel. La mise en place de la co-intervention, du chef d’oeuvre ont diminué le temps de formation réel de nos élèves. La diminution des heures de cours en matière professionnelle et en matière générale a aussi diminué le socle de connaissance acquise par les élèves. À cela s’ajoute en plus la mise en place, quasi-généralisée, de la famille des métiers en classe de seconde, ce qui a bien entendu diminué le niveau de formation délivrée par l’éducation nationale.

L’objectif est toujours le même, faire des économies et diminuer le niveau de formation car cela permet de précariser encore plus nos lycéens, les futurs salarié.e.s.

Pour les collègues c’est une perte de sens de leurs métiers. Pour beaucoup,il faudrait vraiment nous prouver l’utilité de la co-intervention ou du chef d’œuvre. À cela s’ajoute aussi une refonte des programmes qui a vidé le contenu des matières comme en français, histoire-géographie; baissant le niveau de connaissances acquises par les élèves en lien avec la diminution du nombre d’heures de formations.

Finalement le BAC pro 3 ans et le CAP 2 ans ont vu son temps de formation diminuer, baissant ainsi la qualification acquise par nos élèves et donc leurs capacités de se défendre et de s’en sortir sur le marché du travail.

Préparer la grève :

Face à cette situation, il est nécessaire de discuter avec l’ensemble des collègues sur cette réforme et ses conséquences. Le gouvernement est déterminé, il faut l’être tout autant voire plus. Ils veulent détruire notre métier, notre quotidien, notre lycée professionnel… Il faut donc une réponse à la hauteur. Le gouvernement ne comprend qu’une chose, le rapport de force par la grève et les manifestations. En 2000, il avait été possible de faire reculer le gouvernement par une grève reconductible, prenons exemple sur cela.

Il est nécessaire de s’organiser par établissement mais aussi par bassin, tisser des liens et constituer des cortèges communs, des échéances communes mais aussi des caisses de grèves pour ancrer la mobilisation dans la durée.

Une grève reconductible pourrait permettre de faire céder le gouvernement mais aussi de voir nos revendications s’imposer pour que le LP ne soit plus un rebut de l’éducation mais une voie réellement utile pour les jeunes et l’ensemble de la société.

Pour le retrait du projet de réforme, toutes et tous en grève mardi 18 octobre

Pour aller plus loin : Kit de mobilisation et informations sur le grève du 18 octobre 2022

[2nd degré] Bac 2023 : il faut reporter les épreuves de spécialité en juin

Pétition intersyndicale nationale (CGT Educ’action, FSU, SUD, SE-UNSA, SNALC)
Bac 2023 : il faut reporter les épreuves de spécialité en juin

Le ministre de l’Éducation nationale a confirmé la tenue des épreuves de spécialité en mars 2023 en dépit des très nombreuses voix qui appelaient à un report de ces épreuves en juin. Puis, un mois après la rentrée, le ministère propose de supposés allègements de programme afin de rendre possible, selon lui, le déroulé des épreuves du bac 2023 avec des épreuves de spécialité en mars. Non seulement le « resserrement » annoncé des programmes ne convient pas mais il se traduit parfois même par un alourdissement.

Nous voulons assurer aux élèves de Terminale une année pleine et entière d’apprentissages. Les programmes sont exigeants, bien trop lourds parfois. Ils demandent du temps de préparation et d’appropriation.

Si le calendrier devait rester en l’état, les élèves auraient donc un travail évalué sur une moitié de l’année, avec des résultats connus dès le 11 avril. Les contenus des programmes de spécialité ne sont pas véritablement évalués lors du grand oral qui se concentre sur les seules questions choisies par les candidats et sur leurs compétences orales plus que sur le fond de leur exposé. De plus, dans la voie technologique, la spécialité Maths physique n’entre dans aucune évaluation pour le bac une fois les épreuves de mars passées. Nous avons bien entendu que la motivation pour l’enseignement supérieur devait prévaloir mais notre expérience comme enseignants, inspecteurs (et parents) nous fait légitimement douter. Nous redoutons une démobilisation des élèves voire un absentéisme massif à partir du mois d’avril. Cette démobilisation nuira à la préparation de l’épreuve de philosophie qui, avec l’épreuve anticipée de français, demeure réellement terminale.

Tout nous conduit à la nécessité d’étaler les apprentissages sur une année scolaire entière. La préparation aux poursuites d’études et à l’enseignement supérieur est un impératif qui ne peut souffrir une scolarité tronquée.

Pour toutes ces raisons, nous demandons la révision du calendrier des examens pour un report des épreuves de spécialité le plus tard possible dans l’année scolaire.

Signer la pétition en ligne


Pour aller plus loin : guide de bilan de la réforme du lycée général et technologique édité par la CGT et le bulletin d’info LGT de rentrée

[ATSS] Conditions de travail inacceptables au rectorat !

Le rectorat doit répondre aux contractuel⋅les

Prenons le temps de relire les propos de la rectrice : « améliorer notre fonction RH pour gagner en efficacité, en qualité et bien être des personnels en charge des métiers de ressources humaines. » Cette orientation était mise en exergue dans l’introduction de la feuille de route RH. « Bien être » pour les personnels : quelle ironie quand on constate les conséquences pour les agent·e·s.

Lors d’un précédent communiqué, nous mettions en évidence l’impossibilité pour les ancien·ne·s contractuel·le·s de récupérer leur attestation employeur. Cette situation est la résultante de la réduction des effectifs de personnels administratifs. En raison de la charge de travail, les collègues sont contraint·e·s d’arbitrer entre la mise en paie des salaires des nouveaux·elle·s arrivant·e·s et l’envoi de l’attestation pour les ancien·ne·s. N’étant pourtant pas responsables de cette situation, les personnels administratifs se retrouvent exposé·es à la colère légitime des collègues en attente de leur attestation pour ouvrir leurs droits au chômage. Ces conditions dégradées et l’impossibilité de remplir correctement leurs missions génèrent une grande souffrance professionnelle.

Cette situation est intolérable et illustre une fois de plus le fossé entre le discours allègrement relayé dans la presse ou les réseaux sociaux et la réalité du terrain. Il est impératif que les véritables responsables de cette situation prennent la mesure des  conséquences des politiques menées tant au niveau académique que ministériel.

Avec la pression démographique de notre académie, le nombre d’élèves et d’enseignant·es a augmenté, mais sans évolution du nombre de personnels administratifs. La charge de travail a explosé. Les personnels en arrêt ne sont pas remplacés, la situation se dégrade en cascade !

La CGT Éduc’action revendique la création immédiate de postes à la hauteur des besoins, le remplacement de tous les types de congés par des personnels dédié·es.

[AESH] Indemnités REP et REP+ pour les AESH : un geste ? Non, un dû !

À l’ouverture des concertations sur la revalorisation salariale des personnels, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé que l’enveloppe budgétaire prévue pour les indemnités REP et REP+ des AEd concernerait également les AESH comme d’autres catégories (AS, Psy-En, conseiller·ères pédagogiques…).

Le ministère anticipe, sans doute, des recours au Conseil d’État qui trancheraient logiquement la question dans le même sens pour les AEd.

Mais c’est aussi une forme de réponse aux nombreuses mobilisations des AESH sur la question salariale.

Pour autant, les AESH, dans leur ensemble, doivent-elles remercier pour « ce geste » ? Cette indemnité aurait dû être versée automatiquement depuis longtemps et rappelons qu’elle ne concernera que celles et ceux qui travaillent en REP et REP+. Les AESH qui ont exercé pendant des années en éducation prioritaire et qui n’ont rien eu apprécieront !

Beaucoup d’AESH travaillent en milieu rural (non classé en zone prioritaire) et doivent parcourir des centaines de km à travers leur PIAL. Les procédures de remboursement sont d’une grande complexité et sont souvent versées avec une année de décalage.

De même le, ministre n’a pas dit un mot sur un « bug » national du logiciel servant de support aux payes des AESH qui ont été retardées et versées de manière incomplète. En clair, des centaines d’AESH ont perçu en moyenne 600€ avec retard et n’auront le complément qu’autour du 10 octobre. D’autres AESH ont vu disparaitre de leur bulletin de paye la participation de l’employeur à la mutuelle.

Finalement lors de cette première réunion, le ministre n’a rien dit sur des augmentations indiciaires de l’ensemble des AESH, il y a pourtant urgence pour une profession dont le salaire moyen n’est que de 800 € !

Donc, non monsieur le ministre, le compte n’y est pas. La CGT Éduc’action exige l’ouverture immédiate de négociations salariales pour améliorer la grille indiciaire des AESH et leur assurer un temps complet à 24h devant élèves. Elle continue à exiger la création d’un corps de catégorie B pour ces personnels. 

[1er degré] Le mépris envers les collègues brigades continue, rassemblement mercredi 12 octobre !

Après avoir supprimé les ISSR de nombreux collègues en les affectant sur leur école de rattachement. Après avoir organisé la pagaille avec la startup macroniste Andjaro pour faire des économies ! Après avoir rompu la continuité du service public avec la gestion centralisée des remplacements. Voilà que le secrétaire général oublie (volontairement ?) pour de nombreux collègues, des missions effectuées où ils auraient dû toucher leurs ISSR.

Trop c’est trop ! Rassemblement à 13h, mercredi 12 octobre,
devant la DSDEN du Val d’Oise à Osny.


Retrouvez également les courriers et publications de la CGT Educ’action 95 concernant la situation et la gestion de la bridage départementale :

[Voie Pro] En grève le 18 octobre pour le retrait du projet Macron contre le LP : Kit de mobilisation et informations

Face à l’ampleur des attaques contenues dans le projet Macron pour la voie pro, la quasi totalité des organisations syndicales a décidé d’une première journée de mobilisation et de grève dans les lycées pro le mardi 18 octobre. Cette journée est importante et afin de la préparer au mieux nous proposons aux collègues un ensemble de documents et toutes les informations qui pourront vous aider à organiser les Heures d’Informations Syndicales et à mobiliser dans vos établissements.

Mise à jour le 14 octobre 2022

Sommaire de l’article :

  1. Communiqué de presse de la CGT Educ’action 95 du 13 octobre 2022
  2. Les rendez-vous du 95 :
  3. Le tract d’analyse 4 pages de la CGT Educ’action 95
  4. Les affiches de la CGT Educ’action 95 à diffuser
  5. Notre vidéo explicative
  6. Les visuels et pancartes
  7. Le tract CGT Éduc’action d’appel au 18 octobre
  8. Le communiqué de presse de l’intersyndicale nationale 
  9. Le powerpoint pour animer vos HIS
  10. Les liens vers les vidéos des interventions faites à l’Assemblée nationale
  11. La note sur les dangers de l’entreprise dans le cadre de l’apprentissage (cela permet de faire le lien avec l’augmentation de la durée des PFMP)

Communiqué de presse de la CGT Educ’action 95 du 13 octobre 2022

Les rendez-vous du 95 :

Les initiatives du 18 octobre 2022Le lieu et l’heure
Assemblée Générale bassin Cergy/Pontoise puis départ à la manifestation à Paris 9h30 – Maison des syndicats de Cergy – Salle 2
Assemblée Générale bassin Argenteuil puis départ à la manifestation à Paris 9h30 – Espace Mandela – Salle 1
Assemblée Générale bassin Garges/Sarcelles puis départ à la manifestation à Paris 9h30 – Les Vignes Blanches à Sarcelles
Manifestation régionale Éducation nationale
La jonction avec la manif interpro et intersyndicale est en cours d’organisation
RV métro St-François-Xavier – 14H vers le ministère

Le tract d’analyse 4 pages de la CGT Educ’action 95

Les affiches de la CGT Educ’action 95 à diffuser

Notre vidéo explicative

Les visuels et pancartes

Le tract CGT Éduc’action d’appel au 18 octobre

Le communiqué de presse de l’intersyndicale nationale 

Le powerpoint pour animer vos HIS

Les liens vers les vidéos des interventions faites à l’Assemblée nationale

La note sur les dangers de l’entreprise dans le cadre de l’apprentissage (cela permet de faire le lien avec l’augmentation de la durée des PFMP)

[Vie scolaire] Les fiches pratiques du CPE

Conseiller·ère Principal·e d’Éducation, pas manager ! Nous observons une dénaturation à outrance de notre métier. Nous sommes contraints, dans un contexte de dérégulation des réglementations et d’accentuation des logiques managériales mortifères, de rappeler à l’ensemble de nos interlocuteur·trices nos missions, conformément à la Circulaire n° 2015-139 du 10/8/2015 qui encadre notre fonction. Ces fiches, construites par le Collectif Vie Scolaire CGT de l’académie de Versailles, sont des outils au service des CPE et des collègues qui veulent résister et défendre la conception pédagogique du métier.

  1. Fiche pratique n°1 : Arrivée dans un nouvel établissement
  2. Fiche pratique n°2 : Le temps de travail des CPE
  3. Fiche pratique n°3 : La place du CPE dans l’établissement
  4. Fiche pratique n°4 : Récupération du temps de travail
  5. Fiche pratique n°5 : La gestion des AED
  6. Accès au CDI pour les AEd
  7. Sortir de l’isolement, se syndiquer à la CGT !

Fiche pratique n°1 : Arrivée dans un nouvel établissement


Fiche pratique n°2 : Le temps de travail des CPE


Fiche pratique n°3 : La place du CPE dans l’établissement


Fiche pratique n°4 : Récupération du temps de travail

Récupération du temps de travail

Fiche pratique n°5 : La gestion des AED

La gestion des AED

Accès au CDI pour les AEd

Quelques rappels pour ne pas se faire avoir… Derrière cette « avancée historique », que voyons nous ?

La publication du décret N°2022-1140 du 9 août 2022 officialise la CDIsation des AEd.
Est-ce la fin de la précarité pour les nombreux·ses AEd qui sont enfin recruté·es ? Pas vraiment… Oui, ils et elles pourront enfin accéder à l’emprunt bancaire en ayant un emploi pérenne, mais avec des salaires de misère (40 euros brut au dessus du SMIC pour un temps plein !). De plus, et malheureusement, le CDI n’est pas un droit opposable au bout de 6 ans. Cette possibilité est laissée à la discrétion… des chef.fes d’établissements ! L’avenir sera à la discrimination…

Lire la suite de notre tract


Sortir de l’isolement, se syndiquer à la CGT !

En tant que Conseiller·ière Principal·e d’Éducation, nous travaillons avec toutes et tous au quotidien dans nos établissements. À la CGT Éduc’action, parce que nous refusons le corporatisme, nous avons le même fonctionnement ! C’est pour cela que notre syndicat est inter-catégoriel et représente l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. La CGT est aussi syndicat interprofessionnel, c’est-à-dire qu’il rassemble l’ensemble des travailleuses et travailleurs, pour avoir plus de poids face aux gouvernements et au patronat afin d’imposer nos revendications !